Toulouse. L’Utopia de Borderouge débarquera avec du retard

Mercredi 17 avril, l’Utopia de Borderouge devait voir le jour pour une inauguration en présence de ceux qui ont participé à sa mise en place, tel que Jean-Luc Moudenc, maire de la ville, ou le Centre national du cinéma (CNC). Une ouverture finalement remise au mois de juin, pour cause de problèmes techniques sur le chantier.

Utopia Borderouge
© Architectes Corinne Vergnes, Christian Lefevre

Murs rouges, fauteuils en velours, feu de cheminée et musique baroque… un premier aperçu du nouveau cinéma Utopia qui doit voir le jour dans le quartier de Borderouge, au nord-est de la ville.

Prévue pour ce mercredi, son ouverture a finalement été reportée. Depuis le début des travaux, il y a 18 mois, les délais se rallongent, complexité du terrain oblige, l’Utopia étant construit au-dessus de la ligne B du métro. Et sans pouvoir dépasser un budget de 3,5 millions d’euros, les projets d’appartement de fonction et de transformateur EDF ont dû être abandonnés.

« Un cinéma d’auteur, d’essai, du monde »

Zindy Salgado, gérante du futur cinéma, concède que la modification des plans de construction « n’est pas parvenue assez rapidement à la commission de sécurité pour qu’elle puisse en étudier les conséquences ». Une question de sécurité qui contraint les cinéphiles du quartier à attendre jusqu’au « courant du mois de juin » pour jouir des salles de l’Utopia. La date précise de l’ouverture sera délibérée lors de la prochaine commission, prévue le 6 mai.

Pour autant, la programmation demeure inchangée. Cousine de celle du multiplex de Tournefeuille et de l’American Cosmograph, elle proposera une dizaine de films par semaines « tous venus des quatre coins du monde, de toutes les cultures » nous informe la future directrice du cinéma. Pas de pop-corn ni de blockbusters donc dans les salles de l’Utopia. L’enseigne espère plutôt devenir un lieu d’échanges, « un prétexte aux rencontres et aux discussions ». Trois salles seront ouvertes à ce titre. Un bistrot-restaurant verra également le jour dans le hall du cinéma, propice aux débats d’après film.

Salomé Dubart



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.