Teddy Kossoko, baptême du jeu

Jeune Centrafricain arrivé en France il y a tout juste six ans, Teddy Kossoko propose de (re)découvrir la culture africaine à travers un jeu vidéo qu’il a lui-même créé, Kissoro Tribal Game. En une semaine, il enregistre déjà 6 000 téléchargements. Pour lui, ce n’est que le début. – Martin Gausseran

teddy kossoko
© Franck Alix

Reconversion

« J’avais plein d’envies », explique Teddy Kossoko, en repensant au chemin parcouru. Ce jeune centrafricain de 23 ans, arrivé en France en 2012, se prédestinait à devenir biologiste. « Mais c’était un milieu trop fermé. Je souhaitais faire quelque chose de plus varié, donc je me suis lancé dans des études d’informatique. Je n’avais jamais touché un ordinateur avant… alors j’ai bossé ! » Le voilà six ans plus tard développeur de jeu vidéo !

Idées

En parallèle de ses études, Teddy Kossoko se concentre depuis sa chambre sur son projet de jeu vidéo. « J’ai commencé à travailler dessus en 2015, avec l’envie de proposer quelque chose de novateur. En France, la culture geek est très présente, à tous les niveaux. C’est un milieu qui s’assume de plus en plus, alors je me suis dit “pourquoi pas moi ?” ».

Origines

« Si tu ne sais pas où tu vas, rappelle-toi d’où tu viens. » Cette citation a guidé Teddy tout le long du développement de Kissoro Tribal Game, un jeu de plateau sur mobile directement inspiré d’un jeu traditionnel africain. À travers ce projet, le jeune homme voulait « faire briller l’ensemble de l’Afrique, porter son patrimoine via le divertissement, pour créer une passerelle culturelle et montrer que ce continent peut offrir une autre image. »

Public

Du côté des joueurs, l’engouement est réel. « J’ai reçu beaucoup de messages de la part de personnes noires qui m’encourageaient à ne rien lâcher. Il y a une vraie demande des gens, qui ont besoin de s’identifier à des figures fortes, des symboles. La vague créée par le film Black Panther en est un exemple récent. »

Ambition

Pour Teddy Kossoko, Kissoro n’est pas un projet dont il espère tirer de l’argent. Plutôt un moyen de faire valoir son travail, celui d’un jeune pas comme les autres. Avec 6 000 téléchargements en une semaine, le jeune homme s’autorise à rêver. Il voudrait ensuite lancer un projet de plus grande envergure encore : la création d’un studio toulousain spécialisé dans le jeu vidéo africain.

Disponible sur Android et iOS

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