Philippe Shangti, le photographe toulousain sélectionné pour la Biennale de Venise

Dénoncer les fléaux de la société à travers un univers pop et glamour. C’est la signature de Philippe Shangti. Étoile montante de l’art contemporain, le photographe né à Toulouse a été sélectionné pour la prestigieuse Biennale de Venise de 2019, pour laquelle il prépare toute une installation autour de l’impact du comportement humain sur l’environnement.

 

Le photographe Philippe Shangti représentera l'Andorre à la Biennale de Venise
Le photographe Philippe Shangti représentera l’Andorre à la Biennale de Venise

 

Déclencheur

Preuve de sa vocation précoce, une photographie montre Philippe Shangti tenant un appareil dès l’âge de 5 ans. Plus tard, à l’adolescence, c’est par l’aspect mécanique qu’il développe sa passion, fabricant lui-même son premier appareil : « La magie de capter une image et de la figer dans le temps me fascinait. Je photographiais tout ce qui m’entourait sans but artistique, juste pour me tester », raconte cet enfant du quartier Jolimont à Toulouse.

 

Excès

C’est à Saint-Tropez, où il débarque à l’âge de 20 ans, que la dimension artistique prend forme dans son travail : « L’omniprésence de la drogue m’a sauté aux yeux en arrivant. J’ai eu envie de dénoncer ce phénomène, mais par le biais de l’art, afin de sublimer le message. Le cerveau mémorise les choses les plus agréables. »

 

Regard

Exposée sur les murs d’un restaurant, cette première collection attire l’œil des galeristes et lui ouvre les portes d’un monde de l’art dont il ignore tout. Son style, fait de grandes mises en scènes hyper colorées et glamour, naît à ce moment. Une exubérance à l’opposé de l’enfant timide qu’il était : « Je restais toujours dans mon coin, presque sauvage. C’est de là que vient mon côté observateur. »

 

Conviction

Repéré comme une valeur montante, Philippe Shangti expose dans le monde entier et s’est entouré d’une équipe de 15 personnes. Chaque année, il choisit un thème de travail : prostitution, alcool, drogue, indécence du luxe… « Les fléaux de la société dont on n’ose pas parler. Je mets les gens devant les faits accomplis avec des messages clairs, inscrits à même le corps des modèles », résume-t-il.

 

Sommet

Depuis trois ans, le photographe a trouvé refuge en Andorre, où il dispose de tout un espace de création avec studios, ateliers et même un musée privé : « La nature qui m’entoure m’inspire. Mais l’Andorre est aussi un endroit qui possède une grande culture artistique, un peu cachée ». Principauté qu’il représentera à l’occasion de la Biennale de Venise en 2019, équivalent de la « Coupe du monde des artistes », pour laquelle il a eu l’immense honneur d’être sélectionné.

1 COMMENTAIRE

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.