[Culture] Vatican Shadow au Festival Les Jardins Synthétiques de Toulouse

Vatican shadow

Dominick Fernow alias Prurient, alias Vatican Shadow est un musicien rare, très rare en France. Depuis le 24 Mai 2013, c’était lors du festival La Villette Sonique à Paris il avait disparu de nos radars. Celui qui est aussi le créateur, à 16 ans, du superbe et intransigeant label noise américain Hospital Productions, avait alors marqué tout le monde par sa performance avec son projet dark techno contenant de gros nappages industriels appelé Vatican Shadow. Fernow, musicien bruitiste (noise music) prolifique se tourne donc vers l’électronique, et le résultat est à la hauteur de la réputation du bonhomme. Dense et inquiétant, nous sommes entre la morgue et la discothèque en passant par les entrepôts industriels en ruine, parfaits pour accueillir une free party.

Effectivement, le projet Vatican Shadow possède la radicalité de ces parties organisées en zones autonomes qui apparaissent dans les années 90 au Royaume-Uni. Très percussif, le son qui sort des machines de Fernow nous plonge de suite dans une atmosphère totalement sombre mais aussi crispée. Pour notre plus grand bonheur, Fernow, très en forme impressionnant et  physiquement lors de son set, se  faisant même harangueur de foule par moment sous son avalanche sonore, nous bouscule très rapidement par son énergie débordante et instable.  Sa techno visqueuse nous touche les sangs et nous nous laissons librement attaqués par un orage sonore sans aucune défense, nous goûtons la foudre comme si elle était du musc. Effet rare et ambigu, la malaise nous berce et nous trouvons du confort. C’est cela Vatican Shadow, l’art provocateur de nous faire aimer les punitions. Chapeau.

MM

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