Surendettement en Haute-Garonne, des chiffres encourageants

Arriéré. La commission de surendettement a présenté, ce jeudi 14 février, le bilan 2018 de la situation en Haute-Garonne. Des chiffres encourageants et toujours inférieurs à la moyenne nationale malgré une baisse moins nette des dépôts de dossiers.

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Jeudi 14 février, la commission de surendettement a fait le point sur les dossiers traités en 2018. Cet organisme public, présidé par le préfet de la région Occitanie et de la Haute-Garonne, vient en aide aux personnes qui ne peuvent plus faire face à leurs échéances de remboursement. En fonction de la gravité de la situation, cette commission peut proposer des mesures d’accompagnement, de réaménagement ou d’effacement des dettes contractées.

« La baisse des dépôts de dossiers de surendettement en Haute-Garonne s’est atténuée en 2018, après deux années de diminution plus sensible », constate la préfecture de Haute-Garonne qui avait pourtant axé ses efforts des dernières années sur la prévention avec des points conseils budgets expérimentés depuis 2016 dans le département. Le nombre de ménages surendettés demeure toutefois inférieur à la moyenne nationale. Ils sont 280 pour 100 000 habitants en Occitanie et 260 en Haute Garonne contre 305 dans le pays, selon la Banque de France.

Le surendettement touche principalement les femmes et les plus de 45 ans

Souvent lié à une baisse durable des ressources ou à un nombre de crédits contractés trop important, le surendettement affecte en priorité des personnes âgées de plus de 45 ans et non propriétaires de leur logement (65%). Les employés, ouvriers ou chômeurs, plus sensibles à la précarité et aux difficultés économiques, constituent la majorité des dépositaires des dossiers. Enfin, si aucune catégories de population n’est épargnée, ce sont toujours les femmes qui en sont majoritairement victimes avec 55% des dossiers étudiés.

Si le taux de redépôts, ces dossiers faisant l’objet de révisions successives, à légèrement augmenté passant de 42,3% à 44,3% en un an, il reste toutefois inférieur à la moyenne nationale. De même, la part des solutions pérennes, réglant définitivement la situation, dans le département (82,6%) reste significativement supérieure à celle enregistrée sur l’ensemble du territoire (76,6%). Une note encourageante pour la commission qui souhaite maintenir ses efforts de prévention. Notamment en multipliant les actions de formation et de coopération auprès des organismes et travailleurs sociaux et des conseillers en économie sociale et familiale des CCAS.

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