Changer le monde, ça commence par moi

À chaque jour, une action concrète. Dans son livre, sur son podcast et sur son site baptisés “Ça commence par moi”, Julien Vidal donne des recettes simples pour réduire son impact environnemental. Après plusieurs années passées dans des missions humanitaires à l’étranger, ce grenoblois de 33 ans a compris que, même seul, on pouvait abattre des montagnes.

Julien Vidal

Changer le monde, pourquoi cela commence-t-il par moi ?

Chacun a les moyens de répondre, à sa manière, aux grands enjeux du moment. Contrairement à une idée toute faîte, tout seul, on peut faire énormément de choses. Regardez-moi : j’ai 33 ans et, sans expertise particulière sur ces sujets-là, j’ai réussi à attirer plus d’un million de visiteurs sur mon site, à avoir un impact sur des milliers de personnes. Nous avons tous ce pouvoir de rayonner autour de nous et il faut s’en saisir. Surtout, tout seul, j’ai réussi à diviser mon empreinte carbone par cinq et la taille de ma poubelle par dix. Si tous les Français vivaient à la sauce “Ça commence par moi”, nous éviterons chaque année 600 millions de tonnes de CO2, soit le dixième de ce qu’émet Total dans le monde entier. Cela permet aussi d’optimiser son temps, de faire des économies, d’être en meilleure santé et beaucoup plus heureux.

Par quoi avez-vous commencé ?

Par un geste très simple : en collant un autocollant “Stop-pub” sur ma boîte aux lettres, sachant que ces prospectus pèsent 40 kilos par an et par personne, soit 8 % du papier utilisé en France. Ensuite, j’ai décidé de me séparer de mon fournisseur d’électricité, filiale d’un groupe qui pratique l’évasion fiscale. Je me suis alors abonné à la coopérative Enercoop, qui m’assure une électricité issue à 100 % d’énergie renouvelable et produite en France. Dans le même esprit, j’ai choisi une banque qui place mes économies dans des projets à impact positif. Il en existe deux en France, la Nef et le Crédit Coopératif, chez lesquels l’ouverture d’un livret d’épargne ne prend guère plus d’un quart d’heure. En faisant mes courses dans un supermarché coopératif, je me suis mis, d’un coup d’un seul, à soutenir les producteurs locaux, à consommer des légumes de saison et à réduire mes déchets d’emballages. Et je me suis rendu compte qu’avec ses 10 milliards de mails envoyés toutes les heures, dont 90 % de spams, Internet était un très gros pollueur, au même titre que l’aviation civile. Je me suis donc désabonné de nombreuses newsletters et j’ai fait le ménage dans une boîte que je n’osais même plus ouvrir tellement elle débordait de pollution numérique.

Comment rester motivé et changer dans la durée ?

En privilégiant ce qu’il vous plaît, en suivant vos goûts. Si vous êtes féru de cuisine, vous pouvez vous lancer un défi végétarien par semaine. Si vous êtes geek, choisir un moteur de recherche qui plante des arbres, comme Écosia, ou acheter des appareils reconditionnés plutôt que neufs, voire suivre des tutoriels pour les réparer vous-même. Si vous êtes accro au shopping, il y existe de nombreuses choses à voir du côté des recycleries, des friperies ou des applications d’échange de vêtements. Et je pourrais continuer comme cela pendant des heures ! Une autre façon d’agir tout au long de l’année est de garder un œil sur le calendrier. Par exemple, pour Noël, pourquoi ne pas fabriquer un sapin de Noël en carton ? Ou bien offrir des cadeaux immatériels, d’occasion ou faits main, plutôt que des chinoiseries achetées en supermarché…

Julien Vidal

Né à Grenoble, Julien Vidal a suivi des études de droit et de politique internationale, avant de s’engager durant quatre ans dans des ONG internationales. De retour en France, il se lance dans le projet Ça commence Par Moi, tout en travaillant au sein de l’association Unis-Cité.



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.