[Lèche Vitrine] – Une table pour trois au Bateau Lavoir

Artiste. Depuis plus d’un mois, la rue des Blanchers accueille un nouveau restaurant : Le Bateau-Lavoir. Un défilé de plats aux multiples influences s’y organise, orchestré par une équipe soudée.  

Bateau Lavoir toulouse
®franckalix/JT

 

Assis sur des chaises de bistrot en bois, trois compères profitent de leur pause pour goûter l’essai culinaire du jour : un cocktail à base de sirop d’agave et de téquila. Sur la table, devant la petite équipe du restaurant, des assiettes déjà vides et d’autres encore pleines de dessert. Une fois repus, Frédéric Vivas, qui opère en cuisine, Raphaël Vivas, qui s’occupe du service en salle et des boissons, et Tamaki Ikeda, qui fait un peu des deux, commencent à raconter l’histoire des lieux. «Nous avons décidé d’appeler le restaurant Le Bateau-Lavoir car nous sommes situés non loin de la Daurade», explique Tamaki Ikeda. « C’est aussi pour faire un clin d’œil à la résidence d’artistes parisienne », ajoute l’autre chef.

Cette cité de la capitale est connue pour avoir été habitée par de nombreux peintres, écrivains, comédiens et marchands d’art. Les propriétaires des lieux souhaitent s’en inspirer pour créer une ambiance chaleureuse. Meuble chiné et transformé en bar, vaisselles aux charmes désuets, et créations atypiques font de ce restaurant un lieu au décor chiadé. Après avoir signé le bail, le trio a passé plusieurs mois à tout refaire : « On a carrelé nous-mêmes certains murs. C’est parfois un peu de travers mais l’imperfection fait partie du charme des lieux », souligne Frédéric Vivas.

« Des recettes d’ici et d’ailleurs, d’hier et d’aujourd’hui »

Côté cuisine, même ligne de conduite : du fait maison aux multiples influences. « Des recettes d’ici et d’ailleurs, d’hier et d’aujourd’hui », raconte le cuisinier principal, arborant lunettes rouges et béret casquette. Les clients ont ainsi pu se régaler, entre autres, d’un poulet à la varda. «Une recette antique datant du Ier siècle», décrit celui qui est aussi auteur de livres de cuisine « à base de vin blanc, de nuoc-mam (une sauce composée de poisson fermenté, ndlr) et de pignons. »

Tamaki Ikeda, elle, cuisine principalement des Temaki Zushi, une spécialité qu’elle a appris à réaliser au Japon. Elle les prépare notamment avec de la truite des Pyrénées et des feuilles de nori confectionnées en France.

Ils assurent ainsi avoir une cuisine raisonnée et privilégier autant que possible les produits bio. Leurs courses sont faites au gré de leurs promenades et les menus dessinés en fonction des légumes fournis par une AMAP (association pour le maintien de l’agriculture paysanne). En salle, les bières sont aussi choisies avec soin. Raphael Vivas s’occupe d’accorder mets et breuvages et a pour spécialité les boissons houblonnées. Trois profils très différents donc, mais une énergie commune. «Un jour, un client nous a dit que l’on avait l’air heureux de travailler, ça nous a beaucoup touchés», se réjouit le plus jeune de la troupe. Et les deux autres compères sourient.

Les tarifs : 

Le midi du mercredi au dimanche: 17 € Entrée-plat-dessert

Le soir du mercredi au samedi: 26 € le menu 

Plat végétarien à la demande

6 rue des Blanchers, 31000 Toulouse

05.67.06.28.04

www.facebook.com/lebateaulavoir

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