Plaisance-du-Touch : Louis Escoula met un terme à trente ans de règne

Louis Escoula va démissionner de son mandat de maire de Plaisance-du-Touch. Il l’a annoncé le mercredi 19 décembre, lors du conseil municipal, et a rédigé un courrier à ses administrés dans lequel il avance des raisons de santé. Il aura passé trente ans à la tête de la ville.

Louis Escoula, maire de Plaisance-du-Touch
©DR

« Quelques alertes de santé m’imposent de restreindre mes activités. » Par ces mots, Louis Escoula donne aux Plaisançois les raisons de son départ de la Mairie qu’il occupe depuis 1989. Dans un long courrier, celui qui, après 47 ans de fidélité, avait lâché l’an dernier le PS pour La République en marche, dresse le bilan de presque cinq mandats, durant lesquels la population de la ville est passée de 10 000 à 18 000 habitants, de nombreux équipements ont été construits et « l’aménagement de la zone économique de la Ménude a largement contribué à la création de plus de 3 500 emplois de proximité ». Tout en prenant congé, l’édile précise qu’il demeurera conseiller municipal et président de la communauté de communes de la Save au Touch.

Un successeur attendu

« Nous nous attendions un peu à son départ », confie Pascal Barbier, le chef du groupe d’opposition Réinventons Plaisance. S’il met à l’actif de Louis Escoula un certain dynamisme économique et le redressement de l’emploi, il déplore plusieurs états de faits tels « le nombre de commerces qui végète, des enfants qui étudient dans des bâtiments préfabriqués, les gens qui se plaignent de l’entretien des rues et de la qualité des services publics… » Pascal Barbier dénonce, par ailleurs, « un pouvoir sans partage et le manque de démocratie » au sein de l’équipe en place. « Je vois aussi dans cette démission une stratégie pour mettre en selle un successeur en vue des élections municipales de 2020 ». Il fait allusion à Philippe Guyot, le deuxième adjoint du maire, qui nous a confirmé qu’il se présenterait bien à sa succession, soumise au vote des élus lors d’un conseil extraordinaire, courant janvier 2019. « C’est un fidèle lieutenant qui a toujours appliqué la politique d’Escoula à la lettre et qui continuera à le faire, car je crois qu’en coulisse, ce dernier restera à la manœuvre », poursuit Pascal Barbier, qui sera le candidat de l’opposition.

L’objet de la discorde

Ironie du scrutin, ces deux-là représentent des associations parfaitement antinomiques : Oui à Val Tolosa pour Philippe Guyot et Non à Val Tolosa pour Pascal Barbier. Le vaste projet de centre commercial, à l’arrêt après plusieurs recours judiciaires, illustre les divisions municipales. « Une affaire mal engagée qui n’aboutira pas. Et qui a pourri la vie de la commune pendant quinze ans ! » conclut Pascal Barbier.

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