L’immobilier à Toulouse, pas si cher pour une métropole

Mardi 2 octobre, la chambre interdépartementale des notaires de la Haute-Garonne a publié le bilan du marché de l’immobilier pour 2018. Bien que moins sensible à l’envolée des prix propre aux métropoles françaises, Toulouse confirme les chiffres record de 2017 et voit émerger le marché hyperspéculatif des parkings.

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Chez les professionnels de l’immobilier, la tendance est d’abord à la satisfaction avec deux années successives de performances inédites. Ainsi, l’année 2018 confirme les records de 2017, que ce soit en termes de volume ou de montant des transactions. Comme l’an passé, ce sont autour de 25 000 biens qui se sont échangés en Haute-Garonne, à un prix médian au mètre carré de 2 410 euros pour de l’ancien (2610 à Toulouse) et 3 850 euros pour du neuf (4000 à Toulouse).

Pour une maison ancienne, le prix de vente s’est stabilisé autour de 235 000 euros dans le département et autour de 168 000 euros en Occitanie. Ces résultats peuvent notamment s’interpréter par des taux d’intérêt favorables. Dans l’ensemble, la Haute-Garonne, soumise à l’influence de Toulouse, se situe donc nettement au-dessus des valeurs moyennes nationales (160 000 euros). En revanche, on constate une grande diversité des prix en périphérie de la métropole. Ceux-ci peuvent grimper à plus de 300 000 euros à Balma, à Castanet-Tolosan et à Tournefeuille et descendre jusqu’à 107 000 euros dans le Comminges.

Une métropole encore abordable

Si la région Occitanie, qui bénéficie également de l’effet locomotive de sa capitale, se situe dans la moyenne, Toulouse garde globalement la tête froide. En effet, la quatrième métropole du pays se situe au 6e rang national (hors Île-de-France) dans le classement des prix immobiliers. « Toulouse souffre peu de la flambée des prix provoquée par de riches acquéreurs nationaux ou étrangers comme à Nice ou Bordeaux qui, en quelques années, vient de grimper à la 1ère place (hors Île-de-France) en termes de prix du mètre carré », analyse maître Pailhes, président de la chambre interdépartementale des notaires.

« Les acheteurs font de plus en plus le choix de réduire les surfaces de leurs biens »

Il faut tout de même débourser autour de 300 000 euros pour espérer devenir propriétaire d’une maison dans la Ville rose. Cinq quartiers de l’hypercentre, Saint-Georges, Saint-Étienne, les Chalets, les Carmes et Saint-Aubin, franchissent même la barre des 4 000 euros le mètre carré. « Pour accéder à la propriété, les acheteurs font de plus en plus le choix de réduire les surfaces de leurs biens », constate le juriste. Que ce soit dans le centre, comme au Capitole ou dans la première couronne, où la majorité des terrains à bâtir vendus est passée de plus de 2 000 m² à parfois moins de 400 m² en dix ans.

Places de parking : un nouveau marché hyperspeculatif et exorbitant

En centre-ville, le phénomène le plus remarquable est celui de l’émergence du marché des places de parking. Un secteur encore méconnu mais dynamique, hyperspéculatif et exorbitant. Il faut en effet compter entre 15 000 et 20 000 euros pour un garage, avec des ventes qui se concluent déjà autour de 35 000 euros, dans le quartier des Carmes.

L’année 2018 est donc globalement une période de consolidation, mais ces chiffres n’offrent pas de garanties pour 2019. « Le prélèvement à la source, un ralentissement après deux années de performance, de l’attentisme sur la politique fiscale ou le relèvement des taux directeurs américains peuvent provoquer une conjonction de facteurs moins positifs », relativise maître Pailhes.

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