Les femmes au cœur de l’innovation

Toutes aussi douées. La première édition du colloque “Femmes et innovation” se tiendra demain, au Campus Isae Supaero de Toulouse, organisé par l’Afee (Association femmes entrepreneures d’Europe). Chefs d’entreprise, personnalités politiques, penseuses, chercheuses ou journalistes… chacun donnera sa vision de l’innovation au féminin.

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« Existe-t-il plusieurs façons d’innover ? » est la question fil-rouge de cette journée d’échanges. Selon Céline Favy-Huin, cofondatrice de Feelobject, une start-up spécialisée dans l’impression 3D, « les femmes ont peut-être bien un sixième sens ! Elles ont une ouverture d’esprit et une sensibilité différentes. Je crois qu’elles sont davantage à l’écoute, centrées sur l’humain. » Intervenante au colloque, comme une dizaine d’autres “actrices de l’innovation”, elle a créé au sein de son entreprise un pôle dédié aux personnes en situation de handicap. Et a imaginé un plan tactile interactif en relief, qui pourrait bientôt révolutionner le quotidien des non-voyants. Titulaire d’un Master en ressources humaines, elle a longtemps attendu avant de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale : « Les femmes manquent de confiance en elles, d’estime de soi. Elles doutent de leur chance de réussir… et de s’épanouir. » Céline Favy-Huin a pu bénéficier du soutien d’autres femmes chefs d’entreprise, grâce à l’un des nombreux dispositifs d’accompagnement qui leur sont dédiés.

« Il suffit de leur ouvrir la porte pour que les femmes entrent et prennent des responsabilités »

« Les femmes créent moins d’entreprises que les hommes, mais celles-ci sont plus pérennes », fait remarquer Marie-France Barthet, présidente de la Commission enseignement supérieur, recherche
et innovation à la Région, et ancienne présidente de l’Université fédérale de Toulouse. « Cette université a été créée en 1229 et il a fallu attendre 2012 pour qu’une femme en prenne la présidence ! Mais regardez, il suffit de leur ouvrir la porte pour qu’elles entrent et prennent des responsabilités : désormais, l’Université Toulouse 1 Capitole est également présidée par une femme. » Marie-France Barthet souligne qu’à poste égal, les femmes sont souvent plus compétentes que les hommes, « sinon, elles n’osent pas y aller. Il y a encore tout un travail de pédagogie à faire auprès d’elles. » Ce colloque en sera l’occasion.



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