Julien Pourquié-Kessas, la justice sans frontières

Depuis quelques mois, Julien Pourquié-Kessas est le nouveau coprésident de l’ONG Avocats sans frontières. Pour ce Toulousain passionné de rugby, la défense des victimes de violations des droits de l’Homme est une priorité. Sur d’autres continents mais aussi en France.

Julien POURQUIE-KESSAS
® Franck Alix

Causes

Julien Pourquié-Kessas pourrait passer des heures à énumérer les combats d’Avocats sans frontières (ASF). « Nous travaillons à la promotion et à la protection des défenseurs des droits en Côte d’Ivoire ou encore à l’accès aux droits pour les femmes et les enfants au Tchad », explique-t-il. Récemment, l’ONG s’est mobilisée pour venir en aide aux migrants. « Nous avons mis en place des consultations gratuites d’avocats à Paris pour les demandeurs d’asile et nous avons mené une mission d’observation à Lesbos en Grèce », précise-t-il.

Action

Depuis septembre 2017, il est le coprésident d’Avocats sans frontières avec Vincent Fillola. Née en 1992 en Belgique et développée en France en 1998, cette ONG a notamment participé à la défense des prévenus et victimes après le génocide au Rwanda. Le but: « Ne pas projeter un mode de justice occidentale, mais la coconstruire », explique l’avocat dont le travail consiste non pas à aller sur le terrain mais « à gérer la structure, trouver des fonds, des partenaires pour faire progresser les droits de l’Homme. »

Virage

C’est en 2004, au cours d’un repas du club d’entreprise La Table Ovale, qu’il rencontre François Cantier, le fondateur toulousain d’ASF, « un homme qui force l’admiration, allergique à toute forme d’injustice. » « Lors de notre première discussion, je l’ai harcelé de questions sur les actions d’ASF ! », se rappelle Julien Pourquié-Kessas. L’enthousiasme pour la personne de François Cantier se transforme rapidement en engouement pour la cause qu’il défend.

Itinéraire

Fils d’un avocat toulousain, Julien Pourquié-Kessas avait « comme rêve de gosse de devenir archéologue ». La raison le pousse finalement à suivre le chemin familial en se lançant dans des études de droit, plutôt « par défaut ». Passionné de rugby, il intègre un cursus d’économie et droit du sport, avant d’être recruté comme responsable juridique du Toulouse Olympique XIII. On le retrouve ensuite à la Fédération française de rugby, puis en gestion privée.

Robe

En 2010, l’homme rejoint le cabinet familial et finit par intégrer l’école du barreau. « J’ai prêté serment en 2016. Je suis issu de la promotion Badinter, du nom de cet avocat et ancien ministre qui s’est battu contre la peine de mort », lance-t-il en souriant.

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