Formation des aides-soignants : une bourse de la région pour exercer en zone rurale

Confrontée à une pénurie de personnel dans les zones rurales, la Région Occitanie lance un dispositif expérimental incitatif à destination des élèves aides-soignants. Ceux-ci percevront un soutien financier de la collectivité en contrepartie de l’engagement à exercer sur ces territoires.

Formation des aides-soignants : une bourse de la région pour exercer en zone rurale

À partir de la rentrée prochaine, les étudiants qui suivent une formation d’aides-soignants pourront percevoir une aide mensuelle de 150 ou 200 euros financée par la Région Occitanie, et autant de la part de l’employeur, pendant les dix mois de leur stage. Un soutien de la collectivité sous forme de contrats de fidélisation voté par les élus régionaux le 19 avril dernier et soumis à deux conditions : que les futurs professionnels réalisent la partie pratique de leur cursus dans un établissement situé en zone rurale et qu’ils s’engagent à y rester sur une période de deux ou trois ans après l’obtention de leur diplôme. Ils percevront ainsi un total de 300 euros mensuels pour un contrat biennal et 400 euros pour un triennal.

« Il s’agit d’un accord tripartite signé avec l’employeur et l’élève et qui vient en complément de la rémunération conventionnelle du stage. C’est un plus cumulable avec d’autres prestations et ne faisant perdre aucun droit », précise Michel Boussaton, conseiller régional en charge des formations sanitaires et sociales, qui espère que ce dispositif expérimental permettra de pourvoir, au moins, plusieurs centaines de postes. Un coup de pouce qui s’ajoute, ainsi, à la bourse d’étude déjà attribuée par la collectivité pour les parcours paramédicaux. « Pour le moment, nous ne fixons pas de limites. Durant les deux ans de test, cette aide sera systématiquement accordée aux personnes qui en font la demande, du moment qu’elles sont accompagnées d’un employeur, comme un Ehpad ou une association d’aide à domicile. En 2021, nous évaluerons son efficacité et nous envisagerons, ou non, de la prolonger », précise l’élu.

Pallier le manque d’attractivité du métier

L’objectif de la mesure est donc de subvenir en priorité à un besoin grandissant dans le domaine de la dépendance liée à l’âge. « Avec 260 000 salariés en région, les secteurs médico-sociaux recrutent et offrent des débouchés d’avenir. Nous avons en Occitanie des instituts de formation d’excellence dans ces domaines, qui proposent des parcours de qualité. Le défi aujourd’hui est de faciliter l’embauche des jeunes diplômés dans nos territoires ruraux », déclare Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, qui défend la « nécessité de garantir l’accès aux soins pour tous et toutes, partout ».

« Par ces contrats de fidélisation, nous essayons d’attirer du personnel hors des métropoles et des agglomérations. Nous avons constaté, lors des études que nous menons à l’occasion de l’élaboration du Schéma régional des formations sanitaires et sociales que nous manquions surtout d’aides-soignants. C’est un métier qui souffre d’un défaut d’attractivité. La compétence de la Région nous permet d’agir sur la formation, mais il faut également que les employeurs réfléchissent à la manière de mieux valoriser ces métiers », analyse Michel Boussaton.

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