[En vue] Nathalie Dupont, de robe et de conviction

Le 8 mars, pour la journée internationale des femmes, l’Ordre des avocats de Toulouse organise des consultations gratuites à la Maison de l’avocat, 13 rue des Fleurs. Derrière l’initiative, une avocate : Nathalie Dupont, Bâtonnière fraîchement élue. « Nous voulons informer et sensibiliser les femmes sur la question de leurs droits », explique la souriante quinquagénaire.

nathalie dupont batonnière de toulouse
©Kevin Figuier/JT

Par Brice Bacquet

Altruiste. « On veut offrir une consultation aux femmes sur les questions de divorce, d’autorité parentale ou même de violences conjugales », explique la Bâtonnière. De 9 heures à 17 heures, trois avocates recevront ainsi les intéressées préalablement inscrites par courriel. « On cherche à faciliter l’accès des justiciables à leurs droits, d’où le bénévolat pour que l’argent ne soit pas un frein », renchérit-elle.

Battante. Son engagement, elle le forge dans son enfance : « Toute petite, je prenais systématiquement la défense des plus faibles contre les plus forts. » C’est donc naturellement qu’elle envisage, dès le collège, une carrière au barreau. « Mon père était chef d’entreprise et je défendais l’intérêt de ses employés », s’amuse-t-elle à se rappeler.

Féministe. « À titre personnel, cela me révolte que des femmes ou des jeunes filles soient abusées dans les transports ou chez elle », se désole-t-elle, « c’est un problème de société et d’éducation. » Pour la Bâtonnière de Toulouse, parents et système éducatif doivent véhiculer des principes de respect envers l’autre.

Confiante. « Les femmes subissent des discriminations, des comportements ou des gestes qui ne sont pas normaux », explique l’avocate, avant d’ajouter : « Mais la justice est prête pour assurer leur droit. Par exemple, l’ordonnance de protection permet d’intervenir et de protéger des abus dont elles sont victimes au sein du couple.» 

Réaliste. Pour l’avocate, il y a cependant encore des efforts à faire: « C’est bien d’avoir une belle loi, mais il faut pouvoir l’appliquer. » Les moyens législatifs existent, mais ils ne sont pas optimisés. « Les femmes ne doivent plus avoir peur de porter plainte», conclut-elle.

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