[En Vue] Sokaina El Haous : “Sauveuse” des plus pauvres

En cette période de l’année, les températures descendent facilement en dessous de zéro. Sokaina El Haous réchauffe les cœurs avec ses actions. Elle agit à sa manière et à sa proche échelle. Estimant que ces petits riens font du bien.

Sokaina El Haous
©FranckAlix/JT

Par Brice Bacquet

Généreuse. Avec son association “Mon sourire avenir”, cette Toulousaine originaire de Mazamet vient en aide aux plus démunis. «Je défends plusieurs causes : les personnes âgées isolées, les sans-abris et les orphelins », explique Sokaina El Haous. Le 11 janvier dernier, elle a organisé un repas solidaire pour une cinquantaine de mal-logés et de démunis en profitant de ses contacts dans la restauration et des réseaux sociaux.

Hyperactive. Des imitations d’Édith Piaf dans les maisons de retraite aux collectes des vêtements pour les plus pauvres en passant par l’envoi des couches dans les orphelinats. Devant son écran d’ordinateur, les idées fusent. «Ce sont des actions spontanées, quotidiennes», explique-t-elle.

Charitable. Sokaina El Haous, 28 ans, est serveuse dans plusieurs restaurants. Elle fait des extras et ne roule pas forcément sur l’or, mais n’hésite pas à investir son temps et son propre argent. «Je donne tout parce qu’on rejoint le bon Dieu sans rien», confie-t-elle.

Attentive. «À Meknès au Maroc, j’ai donné 50 dirhams, l’équivalent de 5 euros, à une fille qui vendait des roses en lui demandant de garder la monnaie», se remémore-t-elle, son émotion à demi masquée, «elle s’est jetée dans mes bras et s’est mise à pleurer.» Pour la jeune femme, c’est le déclic. De retour en France, elle vient en aide aux personnes «qu’on a tendance à oublier». Ce qui lui plait c’est déceler dans le «regard des gens, de ceux qui reçoivent comme de ceux qui offrent, un sentiment de joie». «La joie de donner, et celle de recevoir», renchérit la jeune femme.

Pieuse. Par ses actions, elle invite les gens à changer leurs attitudes envers les autres. «Un sourire, un bonjour, simplement le fait de tendre la main compte», s’exclame-t-elle. De son sac, elle sort une icône de Mère Thérésa, son «modèle dans la vie. Elle ne me quitte jamais.» Et conclut d’un air dévot : «Nous avons tous une part de bonté en nous. J’essaie de nourrir le bon côté des gens, les faire croire, là où il n’y a plus d’espoir.»

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