[En Vue] Retser31, accueillir autrement

 À Toulouse, le réseau d’étudiants Retser31 réserve un accueil original aux personnes réfugiées. La centaine de jeunes accompagne les nouveaux arrivants en organisant des sorties culturelles et sportives. Valentin Bonnefoy, Lucie Villalon et Bastien Roig font partie des responsables de l’association.

retser31
©franckalix

Par Israa Lizati   

Évasion. Créé en octobre dernier, Retser31 est un réseau d’étudiants toulousains qui vient en aide aux exilés et réfugiés passés par les centres d’accueil et d’orientation (CAO). Il donne accès à la culture, au sport et à l’apprentissage du français avec, entre autres, des visites de musées et de la ville, des projections de films, des matchs de football, des ateliers de musique, de chant et de danse. Pas question pour ces jeunes de « remplacer les administrations, les associations et les CAO mais plutôt de coopérer et d’apporter quelque chose de différent, de supplémentaire », assure Valentin, 23 ans, membre de l’équipe.

Action. C’est à la suite d’un stage en pleine jungle de Calais que Lucie et Valentin ont eu un véritable déclic. « Là-bas, les bénévoles d’autres pays, et notamment l’Angleterre, étaient beaucoup plus présents et impliqués que les Français », déclare Valentin. « Il était donc important pour nous de faire bouger les choses, de faire de ce problème le nôtre mais surtout de prouver que les étudiants toulousains sont capables d’accomplir de belles choses », ajoute Lucie, 22 ans, également en Master à Sciences Po.

Bâtir. « Ils sont motivés pour construire une nouvelle vie ici», raconte Bastien, 24 ans, étudiant en psychologie au Mirail. Et leurs efforts semblent payer : «Depuis le peu de temps que l’on s’occupe d’eux, certains ont fait de véritables progrès en français.» 

Soutien. Si le réseau informel a réussi à se structurer en association bien organisée, c’est aussi grâce au soutien d’acteurs extérieurs. Le groupe de jeunes a pu compter sur l’aide de leurs professeurs, mais également sur l’accueil des musées, d’autres associations, et sur les dons de particuliers. « C’était inattendu », se réjouit Valentin.

Connexion. «Tout ce qu’ils ont vu en France c’est l’accueil peu chaleureux de Calais », explique Valentin. « Leur montrer qu’ils sont les bienvenus à Toulouse est important. » Aujourd’hui, de véritables liens se sont créés. « Des amitiés sont nées. Ce qu’ils nous apportent, d’un point de vue humain et culturel est incroyable ! » conclut Bastien en souriant.

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