[En Vue] Didier Pargade, dit “Chaussette”, en selle contre la précarité 

À 50 ans, cet ancien sans-abri surnommé “Chaussette”, est parti le 21 mars de Toulouse pour rejoindre Paris en vélo. Répondant à l’appel national “Pour nos droits contre leurs privilèges” lancé par plusieurs associations, il souhaite porter la voix des précaires et des mal-logés dans le débat présidentiel. 

chaussette mal logement
Franck Alix / JT

TOUR – Sacoches arrimées à son vélo, béret vissé sur la tête et gilet jaune fluo portant le sigle de l’association Droit au logement (DAL), Didier Pargade était prêt, ce mardi 21 mars, à s’élancer pour un périple hors du commun, baptisé “Tricot tour”. Originaire de Lannemezan, dans les Hautes-Pyrénées, il a décidé de relier Toulouse à Paris en vélo pour alerter les candidats à la présidentielle sur la précarité.

PORTE-VOIX – «Une grande précarité se développe et les candidats n’en parlent pas. L’affaire Fillon a gelé les débats», lance Didier Pargade. Dans ce contexte, il estime que «c’est aux précaires de porter leur propre voix.» Il veut aussi mettre en avant les solutions entre les mains des élus. Il demande, en particulier, «l’application de la loi sur la réquisition des logements vacants. »

PRÉCARITÉ – « À travers ma situation, je veux montrer que ne sommes pas que des chiffres. Nous vivons tout cela au quotidien», lance-t-il en référence aux près de 9 millions de pauvres recensés en France. A 50 ans, “Chaussette”, a déjà connu la rue et vit aujourd’hui avec le RSA. «J’ai un CAP en boulangerie, mais le métier s’est beaucoup mécanisé, alors on m’a mis aux oubliettes. »

 

AIGUILLE – Si ses amis du DAL le surnomment “Chaussette”, c’est parce qu’il s’est illustré en tricotant la plus grande chaussette du monde (145 mètres pour 3 mètres de diamètre) afin d’alerter sur la disparition des métiers du textile. Un engagement parmi de nombreux autres. En 1994, il s’est aussi joint à la Marche contre le chômage qui avait donné naissance au mouvement AC ! (Agir ensemble contre le chômage).

TRAJET – Avec son “Tricot tour”, il espère impulser la même dynamique. Pour cela, la première étape consiste à rejoindre Bayonne où il va apporter son soutien à un couple menacé d’être expulsé de son logement. Puis il prendra la direction de Paris, via Notre-Dame-des-Landes, à raison de 30 à 40 kilomètres par jour. Arrivée prévue le 1er avril dans la capitale, pour la manifestation du mouvement “Pour nos droits, contre nos privilèges”.

 

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