[En vue] Anne Ribolzi, tricoter, c’est contribuer

Cette Toulousaine est accro au tricot depuis qu’elle est toute jeune. Aujourd’hui, elle réussit à concilier cette passion avec sa vie professionnelle et son envie d’aider les autres. Dans sa boutique, les Tricopathes, située 41 rue Matabiau, des bénévoles maillent des vêtements pour les sans-abris lors d’ateliers solidaires. 

// Par Brice Bacquet

Anne Ribolzi
©FranckAlix/JT

Équipe. « Je n’aime pas le terme solidaire, je fais ça par fraternité. J’ai besoin de faire des choses pour les autres », résume Anne Ribolzi. C’est pourquoi cette Toulousaine a décidé de monter des ateliers de tricot, intitulés Fraterlaine : « Des bénévoles ont récupéré des restes de laine, et j’ai fourni les aiguilles. Aujourd’hui, on est une vingtaine », explique-t-elle.

Maille. « La semaine dernière, on a fabriqué 35 bonnets, deux paires de moufles et 14 écharpes », calcule Anne Ribolzi.  En collaboration avec la Roulotte Solidaire, les créations ont ensuite été redistribuées. Ainsi, l’organisatrice souhaite « un fonctionnement qui reste simple pour atteindre les plus déconnectés. »

Détente. « La matière est agréable et belle, avec beaucoup de couleurs. À l’atelier, nous créons quelque chose de nos propres mains », se réjouit Anne Ribolzi, « c’est gratifiant. » Le hobby aurait sur elle un effet apaisant, proche de la méditation. « On se pose, on occupe nos mains et notre esprit est libre », ajoute la tricoteuse.

Colibri. Celle qui a vécu dans des pays en développement confie « avoir toujours été sensible à ces sujets-là », mais c’est en voyant un homme transi de froid dans la rue qu’elle a le déclic et décide de passer à l’action. La gérante de la boutique s’identifie au petit oiseau de l’histoire de Pierre Rabhi, fondateur du mouvement Colibris. « Il y a un incendie dans la forêt. Au lieu de fuir, il s’active en apportant des gouttes d’eau. Je fais ma part, je donne une impulsion. »

Tricothé. Au-delà des sessions d’urgence pour aider les sans-abris lors des périodes de grands froids, la passionnée organise également des cours de couture ou des rencontres autour d’une tasse de thé. Elle en profite pour essayer de tisser de nouveaux liens entre les participants. « Ici, on tricote de la chaleur et de l’échange », raconte-t-elle avant d’ajouter d’un air amusé : « Ça finit souvent en apéro, je devrais envisager de faire des apéros tricot, Tricot Hour ou Happy Tricot. »

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