[Edito] Quand le Net est flou

Depuis les années 1990, Internet s’est démocratisé en envahissant tous nos écrans, les petits comme les grands. Certains diront qu’il s’agit d’une avancée considérable, d’autres y voient surtout un boulevard pour des pratiques malsaines… À chacun son idée, et le débat n’est pas là. C’est un fait, la société 2.0 est bien la nôtre, à nous d’en faire bon usage : savoir se servir d’Internet et en tirer profit au lieu de se faire manipuler par les réseaux. Manœuvre délicate qui requiert un minimum de connaissances et surtout une prise de conscience. Car aujourd’hui, la première des choses à laquelle nous pensons lorsque nous ouvrons une page Facebook par exemple, et que nous partageons une photo, ce n’est pas à ses conséquences à plus ou moins long terme mais plutôt à son impact immédiat. Pourtant, ce qui se passe sur Facebook… ne reste pas sur Facebook ! Ce qui est posté est un tatouage indélébile, un commentaire, une réaction, une image que vous ne pourrez plus jamais retirer du Web. Le réseau social a tissé sa toile et y emprisonne toute action pour l’utiliser plus tard… commercialement de préférence.

“En recoupant les informations que nous laissons sur le Net, il est possible de retracer la vie complète d’une personne.”

De nombreux internautes se résignent alors en se disant que quelques publicités clignotantes sur le bord d’une page ne sont finalement pas très envahissantes. Seulement ça ne s’arrête pas là. Le plus dérangeant reste la photo ou le commentaire qui ressort sur le Web, sans contexte, et parfois des années plus tard. Si le seul sentiment que l’on ressent est de la honte, passe encore, mais quand cela peut nuire à son intégrité, ou porter une atteinte grave à sa réputation, c’est plus compliqué. Attention donc à ce qu’on lance sur la Toile, l’effet boomerang peut être violent. Pour preuve lorsque l’on tape son nom sur Google… certains pourraient avoir des surprises. En recoupant les informations que nous laissons sur le Net, et celles qui y figurent à notre insu, il est possible de retracer la vie complète d’une personne. Voire même d’en faire son portrait, comme l’a fait Raphaël Meltz dans le magazine Le Tigre.

Pour éviter donc les désagréments, le Journal Toulousain fait le point cette semaine sur la protection des données numériques personnelles et donne des clés pour que chaque lecteur devienne un internaute avisé et conscient de son empreinte numérique.

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