[Edito] Mes chers voisins ?

Entre boire et conduire, c’est entendu, il faut choisir. Mais entre une ville festive et la tranquillité de ses citoyens, faut-il vraiment trancher ? « Dossier insoluble ! » avait soufflé un jour dans un mélange d’ironie et de lassitude, l’élu en charge du problème sous l’ancienne municipalité. Cette semaine, le JT s’attaque en effet à un sujet hautement épineux, comment concilier fête et tranquillité ? Après s’être gargarisée pendant des années de ses 100 000 étudiants et de la carte postale d’une ville conviviale et frivole, Toulouse doit aujourd’hui faire face à un nombre croissant de riverains excédés.

Dilemme auquel, elle est bien sûr loin d’être la seule ville à être confrontée. Depuis plusieurs années, des chartes de bonne conduite liées à la vie nocturne ont essaimé partout en France. Démarche certes louable mais à l’efficacité limitée quant à sa capacité à raisonner une personne ayant bu sans convier cette bonne vieille “modération”, et chantant du Sardou à 3h du matin sous les fenêtres d’une paisible résidence. Promis, devant un sujet si sensible, on ne tombera pas dans la caricature. Entre ces soiffards d’étudiants écumant sans vergogne les bars en quête de pintes et les grincheux couche-tôt attendant le moindre bruit pour éructer contre leur voisin, loin de nous l’idée de prendre parti.

Mais comment expliquer qu’entre ces deux “populations”, le torchon semble de plus en plus calciné ? Fait-on plus la fête qu’avant ? Différemment ? Plus fort ? Ou est-on moins tolérant qu’avant ? Il est en tout cas troublant de constater que dans une ère pourtant décrite comme celle de la communication, les différents acteurs n’arrivent pas à se parler. Alors doit-on se résigner à la vision angoissante d’une ville scindée en deux ? D’un côté, la fête sans limites, de l’autre, le calme plat.

Conscient que les bonnes intentions existent de chaque côté, le JT est parti, comme à son habitude, à la recherche des solutions, du côté de ceux qui croient encore au vivre ensemble.



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.