[Edito] La guerre est déclarée

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Une douleur sournoise qui s’installe, une masse dure qui roule sous la peau au bout des doigts. Un mauvais pressentiment s’installe. Il faut prendre rendez-vous chez le médecin. Il ausculte, il a un doute, prescrit des examens complémentaires. L’interrogation se transforme en inquiétude, puis en une tache sur une radiographie, ou en mauvais résultat d’analyse. Et le diagnostic tombe. Implacable. C’est un cancer. Un monde s’écroule, laissant la place à des mots barbares en « …ectomie » synonyme d’ablation, puis ou « …thérapie », radio ou chimio… Après l’annonce, il faut encaisser. L’incertitude, l’attente, les traitements. Annoncer à ses proches. Puis affronter une potentielle mort qui rôde inévitablement, comme une épée de Damoclès.

Difficile d’aborder sereinement cette épreuve tant elle est, dans l’imaginaire collectif, synonyme de mort assurée. D’autant que les statistiques ne sont pas rassurantes. En 2015, près de 385 000 personnes ont été touchées par un cancer en France. C’est même une véritable épidémie qui s’annonce puisqu’un Français sur deux pourrait être atteint au cours de sa vie.

Et pourtant, malgré ce tableau noir, il existe des raisons d’espérer. La médecine n’a jamais fait autant de progrès dans ce domaine. Si certains cancers restent incurables, des chercheurs se prennent à rêver que la maladie puisse être éradiquée dans la deuxième moitié du XXIe siècle. Une étude menée par à l’University College de Londres estime en effet qu’en 2050, la mortalité due à la plupart des cancers pourrait être très fortement réduite pour les personnes âgées de moins de 80 ans. Et, aujourd’hui, plus d’une personne sur deux guérit de sa maladie selon l’Inserm.

Les Toulousains, eux, ont la chance d’être entre de bonnes mains. En créant l’Oncopole, la ville a déclaré la guerre au cancer. Pôles de recherche, instruments de pointe, traitements innovants mais aussi prise en charge globale des patients sont autant d’avancées que le Journal Toulousain met en lumière cette semaine.

De quoi espérer, rêvons un peu, que cette douleur sournoise qui s’installe, cette masse dure qui roule sous les doigts, soit bientôt traitée comme une mauvaise grippe.



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