[Edito] Délogeons le fatalisme !  

dossier mal logemetn

Il s’agit certes d’un « néologisme défectueux » selon Wikipedia mais en l’inventant à l’occasion de son premier rapport sur le sujet en 1996, la Fondation Abbé Pierre aura eu le grand mérite de mettre un nom sur un problème de société majeur jusque-là sous-estimé : le mal-logement.

Depuis, le terme s’est imposé dans le débat public et a même fait des petits (malbouffe, etc.). Mais la situation, elle, est toujours aussi préoccupante. Quatre millions de personnes “mal-logées” et plus de 12 millions en situation de fragilité face au logement selon le dernier rapport de la Fondation. Et en la matière, point de « misère moins pénible au soleil », Toulouse est à la même enseigne, voire en pointe comme toutes les grandes villes où la pression démographique et immobilière est intense.

Face à une problématique d’une telle envergure, nous pourrions rentrer encore plus dans les détails, analyser en profondeur les raisons d’une telle précarité ou bien continuer à relater le parcours du combattant qu’est devenue la recherche d’un logement. Mais sans pour autant cesser de chercher à comprendre, on peut supposer que depuis plus de 20 ans que le sujet est sur la table, ce travail a été fait et refait. Sans que l’on ne voit poindre de jours meilleurs. Alors il y a dans l’air comme une lassitude à se restreindre au constat.

C’est tout le sens de l’orientation prise par le Journal Toulousain et d’autres médias. Il ne s’agit pas de nier la réalité mais de refuser le fatalisme. Car si LA solution n’existe pas, les envies, les idées – des plus utopiques aux plus concrètes – les alternatives – du système D aux projets d’ampleur – et les initiatives, qu’elles soient institutionnelles ou associatives, elles, ne manquent pas.

Il ne faudrait surtout pas que l’enthousiasme animant ceux qui luttent depuis des années contre le mal-logement finisse par s’essouffler. Il est temps de leur donner le petit coup de projecteur qu’ils méritent.

 

Exergue : « Ne pas nier la réalité mais refuser le fatalisme »

 



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