[Edito] C’est l’histoire d’un citoyen…

« Je dis que voter c’est bien ! »

intérêt pour la politique

Les paroles du chanteur toulousain Claude Sicre entonnées par les Bombes de Bal ont résonné fort cette semaine dans la rédaction du JT. Appelant à aller voter, elles nous ont même valu un concours de civisme : c’était à qui avait mis le plus de bulletins dans l’urne ! Une séance d’autosatisfaction qui s’est achevée par un débat sur l’abstention. Que signifie vraiment ce phénomène ? Voter est-il systématiquement synonyme d’intérêt pour la politique ? Si oui, s’abstenir veut-il dire que l’on s’en fiche ? Que dire alors des abstentionnistes revendiqués ? À leur manière, ne font-ils pas de la politique ? Et que penser des indécis ?

Difficile de mesurer “l’intérêt” pour la politique. Pour les uns, les outils d’évaluation sont le taux d’audience d’un débat télévisé entre candidats, pour les autres il s’agit de compter le nombre de personnes qui font la queue devant le Zénith de Toulouse pour assister à un meeting, ou encore de comptabiliser les gens avec qui nous nous sommes fâchés après un débat enflammé. Une chose est sûre : la fracture se creuse entre ceux qui sont censés nous représenter et ceux qui ont perdu confiance vis-à-vis de leurs élus, qui se sentent rejetés et rejettent les institutions. Comment imaginer d’autres chemins que celui des urnes pour les rabibocher avec la politique ? C’est à cela que nous dédions ce numéro 735 du JT. Car, comme le dit Claude Sicre : « Chers compatriotes, il y a une vie après le vote : prendre sa vie en main ! »

 



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