[Dossier] Des ateliers pour jardiner sur les toits

Pour pallier le manque d’espace en ville, le groupe Jardins sur les toits du collectif Toulouse en transition anime des ateliers afin que chacun puisse faire pousser ses légumes au sommet de son immeuble.

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Alors que Toulouse se densifie et accueille chaque année de nombreux nouveaux habitants, l’agriculture en ville se heurte forcément au manque d’espace. Il s’agit donc d’optimiser les possibilités existantes et de récupérer des surfaces urbaines inutilisées, comme les toits. À Toulouse, la clinique Pasteur a montré l’exemple en créant un potager de 500m2 sur son toit, l’un des plus grands en France. Mais pour que chacun puisse s’approprier la démarche et faire pousser ses légumes au sommet de son immeuble ou de sa résidence, le collectif Toulouse en Transition organise, environ une fois par mois, des ateliers spécifiques intitulés “Jardins sur les toits”. « Cela fait six ans que nous avons commencé, après qu’un de nos membres a découvert la pratique à Montréal, sur le toit d’une université. Les ateliers consistent à apprendre à fabriquer des bacs à réserve d’eau sur lesquels on met ensuite des jardinières en cagette, le tout issu de récupération.

Puis, nous donnons des conseils car il faut bien sûr adapter ses cultures. Ce système ne convient pas aux oignons par exemple. Le but est que chacun puisse se lancer très facilement et sans dépenser grand-chose, sur le moindre espace dont il bénéficie », explique Marie-Pierre Cassagne, membre de Toulouse en Transition, qui a elle-même installé 15 bacs sur la terrasse de son appartement. En plus des toits, le dispositif s’applique à toute surface plane artificialisée. Sa taille, suffisante pour un pied de courgette, deux pieds de tomate ou toute autre plante plus petite (fraisier, laitue, aromates, fève, épinard…), permet une utilisation diversifiée. Tandis que la réserve d’eau diminue la fréquence d’arrosage. « En immeuble, le préalable est d’obtenir une autorisation mais c’est un bon moyen de créer des liens entre voisins », précise Marie-Pierre Cassagne. « De plus, l’intérêt d’un jardin sur un toit est de rafraîchir l’air en été tout en protégeant naturellement le bâtiment. Et bien sûr de limiter l’exposition de ses productions à la pollution, grâce à la hauteur ».

toulouse.entransition.fr

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