Délinquance en Haute-Garonne : 20 % de mineurs impliqués

Ce vendredi 1er mars, Etienne Guyot, le préfet de la Haute-Garonne, a présenté le bilan des chiffres de la délinquance en 2018. Malgré une baisse globale, notamment des cambriolages, la part des violences physiques non liées à un vol, des violences sexuelles, ainsi que des mineurs impliqués connaît une augmentation significative.

bilan 2018 de la délinquance en Haute-Garonne cambriolage © TheDigitalWay
bilan 2018 de la délinquance en Haute-Garonne © TheDigitalWay

« L’année 2018 est marquée par une baisse significative des faits constatés de délinquance générale », introduit Étienne Guyot, le préfet de Haute-Garonne qui présentait, ce vendredi 1er mars, le bilan annuel de la délinquance. Avec 85 539 faits constatés, soit environ 2000 de moins qu’en 2017, ce recul de 2,28 % est d’autant plus encourageant qu’il intervient dans un contexte de forte croissance démographique.

Baisse du nombre de cambriolages

Une régression qui s’explique en premier lieu par la diminution du nombre de cambriolages. Ce type de méfaits, point noir de ces dernières années, était l’une des trois priorités établies par la préfecture, avec la lutte contre les vols avec violence et le trafic de stupéfiants. « Ces bons chiffres sont le résultat d’un travail de prévention auprès des habitants qui adoptent peu à peu les bons réflexes, d’une présence sur le terrain optimisée et du recours systématique à la police technique et scientifique », se félicite le préfet.

Après deux années de baisse consécutives, ce sont pratiquement 2700 effractions de domicile qui ont ainsi pu être évitées depuis fin 2016. De même, les faits de violence crapuleuse (vols avec violence) ont diminué de 16,4 % cette année, soit 635 victimes en moins.

Violences physiques et agressions sexuelles en hausse

En revanche, les violences non liées à un vol (+ 8,5 % en un an) et les agressions à caractère sexuel (+ 17 % en un an) sont nettement en hausse. Une augmentation que le préfet explique, en partie, par « la prise de conscience des victimes de la nécessité de signaler les faits et de déposer plainte ».

Etienne Guyot insiste sur l’importance de la prévention avant de faire le rapprochement avec les conduites addictives. Les problèmes liés à l’alcool et aux stupéfiants étant souvent à l’origine de ces violences, qu’elles soient perpétrées au sein du cadre familial ou non.

Lutte contre les trafics et police de sécurité quotidienne

La lutte contre les trafics de stupéfiants est restée très soutenue en 2018 et a débouché sur le démantèlement de huit réseaux, l’incarcération de 93 personnes ainsi que la saisie de 1,2 million d’euros et de plusieurs tonnes de drogues diverses.

Les efforts des forces de l’ordre ont particulièrement porté sur les zones de reconquête républicaine, dans le cadre de l’instauration d’une Police de sécurité du quotidien (PSQ). Le quartier du Mirail a vu, par exemple, une présence policière accrue. L’objectif n’étant pas uniquement répressif, mais également de nouer le dialogue avec les habitants. Enfin, le préfet a relevé la part croissante de mineurs impliqués (20 %), ainsi que celle des personnes étrangères (30 %).

Allier prévention et répression

« La sécurité n’est pas que l’affaire des services dédiés, mais une véritable chaîne intégrant les citoyens, les associations et la justice, afin d’apporter une réponse qui allie prévention et répression », a conclu Étienne Guyot en annonçant trois priorités pour 2019 : maintenir les efforts sur les cambriolages, s’attaquer aux violences faites aux femmes et lutter contre les trafics et les économies souterraines, y compris la prostitution.

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