[Ça bouge] La silver économie, sociale et solidaire

La question du vieillissement est un immense champ d’expérimentation pour l’économie sociale et solidaire. Les idées  foisonnent pour mieux répondre aux besoins des personnes âgés. La preuve par l’exemple au Forum de la Silver économie et au salon des Seniors Occitanie, ce jeudi, centre des Congrès Pierre Baudis.

silver economie
Eldre,_Karen_Beate_Nosterud

« L’économie des séniors est une filière transversale. De l’alimentation aux transports, de la santé au logement, il y a tout à inventer. Nous n’en sommes qu’aux balbutiements ! » assure Nicole Miquel-Belaud, conseillère métropolitaine et municipale, déléguée à l’économie sociale et solidaire (ESS) a l’enthousiasme communicatif.  Le papy-boum est un formidable terrain de jeu pour l’innovation sociale. Et cela commence dès 60 ans : « Des solutions existent pour que ceux qu’on appelle les séniors actifs transmettent leur métier, leur expérience aux plus jeunes. C’est un acquis inestimable, qui en outre permet de maintenir le lien entre les générations. »

Un lien que de nombreuses pépites de l’ESS s’emploient à renforcer, comme la conciergerie de quartier Allo Bernard et ses visites de courtoisie ou l’association Mieux Ensemble, qui propose des colocations entre étudiants et séniors. « Si ces entreprises socialement innovantes sont pérennes, c’est grâce à l’imagination de leur créateur et à l’implication des personnes âgées elles-mêmes. Elles définissent leur besoin et co-construisent la réponse. »  

Afin de prévenir la perte d’autonomie des plus fragiles et lutter contre l’isolement, d’autres idées ont germé : à Avignon, le Solibus emmène des groupes de séniors au théâtre ou au cinéma ; le robot toulousain RoboCare, lui, leur tient compagnie dans les maisons de retraite. Les mutuelles, sociales et solidaires par définition, ont aussi leur rôle à jouer, « par une approche globale de la santé, un accompagnement tout au long de la vie. » Et pour les 8% des personnes âgées qui sont dépendantes, « L‘ESS doit accompagner les aidants. Beaucoup d’emplois sont à créer autour de ceux qui prennent en charge nos aînés, notamment dans la formation. Et jusqu’au bout du chemin, pour faire en sorte que le droit à mourir dans la dignité soit une réalité» souligne Nicole Miquel-Belaud.

Autour d’une soixantaine d’exposants, des ateliers et des conférences sont au programme du Forum MidiSilverEco et du salon Séniors Occitanie qui ont lieu conjointement ce 20 avril au centre des Congrès Pierre Baudis.

www.seniors-occitanie.fr

 



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.