L’enjeu du tri des biodéchets en Tarn-et-Garonne

Le Syndicat départemental des déchets du Tarn-et-Garonne veut absolument pousser les habitants à réduire le volume de leurs poubelles.

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Le Syndicat départemental des déchets du Tarn-et-Garonne veut absolument pousser les habitants à réduire le volume de leurs poubelles. © Manfred Richter

En Tarn-et-Garonne, chacun des cent-mille habitants du département produit en moyenne 233 kilos d’ordures par an. Mais alors que la Taxe générale sur les activités polluantes, fixée par l’État à 24 euros la tonne d’ordures ménagères, passera à 65 euros la tonne en 2025, il y a urgence à réduire le volume des poubelles.

C’est pourquoi, les cinq syndicats de collectes d’ordures ménagères faisant partie du Syndicat départemental des déchets du Tarn-et-Garonne (SDD 82) ont signé un programme local de prévention des déchets ménagers et assimilés lundi 30 janvier. Ce document prévoit la planification d’une politique de réduction des déchets sur six ans.

Le Tarn-et-Garonne en lutte contre les biodéchets

Une des pistes consiste à sortir les déchets compostables, les déchets verts et le gaspillage alimentaires des bacs à ordures, comme le rapport La dépêche du Midi. Une étude réalisée l’an dernier montre que 42% des déchets dans les poubelles sont des biodéchets. Or, ils peuvent facilement être éliminés grâce au compostage. Il peut être mis en place dans un jardin.

Aussi, des collectes dédiées peuvent récupérer les déchets compostables. D’ailleurs, la collecte spécifique de ces déchets biodégradables vient d’être lancée sur Lafrançaise, dans la périphérie de Montauban. Et dans le chef-lieu du Tarn-et-Garonne, une collecte est organisée en triporteur dans le centre-ville.

Sur la commune du Pin, à 30 kilomètres à l’Ouest de Montauban, la société Apag a investi dans la construction d’un super-méthaniseur. Il pourra absorber 30 000 tonnes de biodéchets par an. La dépêche raconte qu’en fin d’année, il pourra engloutir la production annuelle de toute la population du Tarn-et-Garonne.

Bryan Faham: Passé par l'ISJT, il écrit pour le Journal Toulousain depuis 2020.