Ce dimanche 25 septembre, à quelques jours de la fin de la concertation publique lancée par Toulouse Métropole, le collectif “Non à la jonction Est” organise un nouveau rassemblement, à l’emplacement du futur échangeur routier de la rocade dont les travaux devraient démarrer en 2024.

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Un premier rassemblement avait déjà eu lieu en juillet. Crédit photo : © Claire de Besses.

« Ajouter des voies de circulation pour faire face à la congestion du trafic, c’est comme desserrer sa ceinture pour soigner l’obésité », avec cette citation de Lewis Mumford épinglée sur son compte Twitter, le collectif “Non à la jonction Est” de Toulouse donne le ton.

Ce dimanche 25 septembre 2022, de 10h à 12h, il organise un rassemblement au bout de la rue Maurice Hurel, sur le site du futur échangeur de la rocade auquel il s’oppose. Un même rassemblement avait eu lieu en juillet.

Ce projet de jonction Est à Toulouse, dont les travaux devraient s’opérer entre 2024 et 2028, consiste en effet en la création d’un nouvel échangeur entre les sorties 17 et 18 de la rocade, au niveau de la Cité de l’Espace. Un ouvrage avec deux ponts, comme celui de la sortie 16 Balma-Gramont. Le périphérique toulousain sera aussi élargi à 2×4 voies entre ces deux sorties. Enfin, rue Maurice Hurel, la rocade sera raccordée à Toulouse avec la construction d’une route 2×2 voies, non loin de la clinique Croix du Sud de Quint-Fonsegrives.

La jonction Est de Toulouse, un projet «d’un autre siècle» selon ses opposants

Ce projet de jonction Est a provoqué l’ire d’habitants des quartiers avoisinants de Toulouse (Bonhoure, Guilheméry, Château de l’Hers, Limayrac, Côté-Pavée, Pont des Demoiselles, Montaudran, La Terrasse). Ils se sont réunis en avril sous forme de collectif.

Le collectif qualifie le projet « d’anachronique, destructeur de la qualité de vie des habitants, inutile et coûteux », datant « d’un autre siècle : évoqué pour la première fois en 1982 ». Il dénonce un coût de 80 millions d’euros qui pourrait « correspondre, par exemple, au financement de plus de 300 km de pistes cyclables ». Mais aussi de nombreuses nuisances, dont de la pollution, ainsi qu’un impact sur les zones de loisirs avoisinantes : parcs et infrastructures.

La concertation publique organisée par Toulouse Métropole se termine le 30 septembre.