lundi 24 janvier 2022

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OccitanieAriègeOuverture du procès dans l’affaire des 400 arbres volés en Ariège

Ouverture du procès dans l’affaire des 400 arbres volés en Ariège

L’exploitant forestier espagnol accusé d’avoir volé près de 400 arbres et saccagé quatre hectares de terre en mars dernier dans le village de Perles-et-Castelet, en Ariège, a comparu mardi devant le tribunal correctionnel de Foix.

arbres vol Ariège
Le chef d’entreprise accusé d’avoir volé des arbres en Ariège a comparu mardi devant le tribunal correctionnel de Foix © pixabay

Un exploitant forestier espagnol, originaire de la ville de Lérida, s’est présenté ce mardi 14 décembre devant le tribunal correctionnel de Foix, en Ariège. Il est accusé d’être à l’origine du saccage de quatre hectares de terre et du vol de près de 400 arbres dans la commune de Perles-et-Castelet, située à proximité de la station de ski pyrénéenne Ax-3-domaines.

Massacre à la tronçonneuse

L’histoire débute en mars dernier lorsque les habitants de ce petit village sont réveillés en sursaut par des bruits de tronçonneuses. Ils tombent alors sur des ouvriers espagnols abattant des arbres tout autour des habitations. Les Perlois constatent également que des murets ont été détruits pour détourner un ruisseau qui gênait l’abattage et que des traces d’hydrocarbures jonchent le sol.

Au total, près d’une centaine de chênes et plus de 300 sapins ou épicéas avaient été coupés pour être transportés en Espagne. « En plus de l’infraction de vol avec dégradation commise en réunion, passible de cinq ans de prison, une investigation est en cours pour atteinte à l’environnement », expliquait alors Laurent Dumaine, procureur de la République à Foix au Parisien.

Deux ans d’emprisonnement et 25 000 euros d’amende

À la tête de l’entreprise ? L’exploitant qui a comparu ce mardi 14 décembre à Foix. Selon des informations diffusées par l’Agence France Presse, le procureur a requis contre lui deux ans d’emprisonnement, dont un avec sursis et 25 000 euros d’amende. À cela s’ajoutent 200 000 euros d’amende contre l’entreprise en question, l’interdiction de toute activité forestière en France et l’indemnisation des victimes.

À la barre, le chef de la société Explotacions Forestals Bautista aurait reconnu « des erreurs » et renvoie la balle à ses sous-traitants ou ses employés qui auraient mal compris ses consignes. Une version contredite par Laurent Dumaine, puisque selon lui, le patron est « pénalement responsable des actes commis par ses préposés ou ses sous-traitants ». Le jugement a été mis en délibéré au 15 février prochain.

 

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