Aylar Kurbanova, pupille de la start-up nation

Cette Occitane d’adoption vient de créer la start-up mon-alternance.fr, un site Web qui ambitionne d’être un relai unique pour la recherche comme la proposition d’offres d’alternance en entreprise. Une première étape pour une jeune femme au parcours déjà remarquable.

Aylar Kurbanova
® Franck Alix

Exil

« Si je vous raconte mon histoire, vous n’allez pas me croire ! » Et, pourtant, originaire du Turkménistan, Aylar Kurbanova est arrivée en France à l’âge de 13 ans, quand son père, chef d’entreprise aisé, a dû fuir cette dictature ex-soviétique d’Asie centrale, menacé par le pouvoir en place. Après un passage en Suède, sa famille débarque en France et, avec l’aide de l’association France Terre d’Asile, s’installe à Auch.

Success story

Après un DUT en technique de commercialisation, Aylar Kurbanova obtient un bachelor dans une école privée à Nice, où elle travaille parallèlement comme serveuse. Elle part à New York officier pendant neuf mois comme assistante personnelle. De retour en France début 2018, elle lance depuis Toulouse son projet d’entreprise.

Binôme

Ce projet est aussi la concrétisation d’une amitié avec Alizée Marzouki, à peine âgée d’un an de plus qu’elle. « On a la même vision, peu importe les moyens, on fonce. » Ensemble, elles associent leurs compétences : « Moi c’est le réseau, elle, le développement commercial. » Les deux jeunes femmes créent la plateforme mon-alternance.fr, avec le soutien de la Jeune chambre économique de Toulouse et du Medef de Haute-Garonne.

Autonomie

« Quand une situation change, j’ai l’habitude de m’adapter. » Derrière cette formule d’Aylar Kurbanova se cache une personne qui se débrouille seule depuis longtemps : « J’ai été stupéfaite de découvrir qu’en France, on donne de l’argent de poche aux jeunes. » Elle applique ces principes de farouche indépendance dans tous les aspects d’une vie décrite comme « passionnante et jamais monotone ».

Audace

« Nous avons écrit à Emmanuel Macron, pour lui raconter notre projet, semaine par semaine », explique-t-elle, amusée. Parties avec seulement 6 000 euros en poche, Aylar Kurbanova et sa comparse parviennent néanmoins à réaliser un site Web. Elles obtiennent également la confiance de Pôle Emploi puis d’entreprises cotées en bourse et ont désormais pour objectif de devenir la première plateforme nationale dans ce domaine.



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