[Culture] « Séquence court-métrage » crève l’écran

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CINEMA. L’art du court métrage a son festival. Chaque année pour la 24ème fois, ce festival international dévoile à Toulouse et en région les grands talents d’un art libre et créatif. En présence d’un jury présidé cette année par l’acteur Gérard Klein, la seconde présélection 2015 est en cours. Rencontre avec Manon Dornier la toute nouvelle présidente de « Séquence court-métrage ».

Par Soledad Arque-Vazquez

Depuis sa création en 1992 par Alain Escalez, ancien président du festival, « Séquence court-métrage » poursuit sa route et voit sans cesse augmenter le nombre de ses afficionados. Dans l’attente de l’évènement qui durera cinq jours du 18 au 22 novembre, la ville rose et la région organisent trois présélections au long de l’année, en avril, juin puis septembre. Festival électrique, il présente à chaque séance le meilleur des courts-métrages nationaux et internationaux. Durant cette nouvelle édition, près de 300 films ont été envoyés du monde entier, ensuite visionnés par Manon Dornier et son équipe. Chaque année, 20 films sont soumis au public et au jury à Toulouse à la Cinémathèque et à l’ABC, en région à Auterive, Foix, Ramonville ou encore à Plaisance-du-Touch. Originalité de l’évènement : aux côtés des professionnels, ce sont les spectateurs qui donnent leur avis en fin de projection et qui choisissent ainsi les gagnants qui se retrouveront en finale du festival. Au total 6 films seront sélectionnés par le public qui constituera « le prix du Public », véritable temps fort du festival en novembre. « L’objectif est de donner la possibilité à tous les publics de découvrir des courts métrages. Développer et valoriser cet art encore trop peu diffusé en salle à travers l’ambiance unique de ce festival » précise Manon Dornier.

Cette année, le jury sera présidé par de grands noms du cinéma, notamment l’acteur français Gérard Klein nommé en 1983 au César du meilleur second rôle masculin pour sa prestation dans la Passante du Sans-Souci où il donne la réplique à Romy Schneider. A ses côtés, Lola Dewaere, Jalil Naciri, Stéphane Henon, Marc Chapiteau, Philippe Caroit, Fabienne Vette-Duval et Jacques Mitsch.

L’édition du changement

Depuis décembre 2014, avec le changement de staff, le festival prend d’autres couleurs. Motivée et passionnée par le court-métrage depuis ses 14 ans, Manon Dornier qui a fait ses débuts en tant que bénévole, mise sur l’originalité : « Mon projet de campagne sera dans l’idée que chaque jour est un temps fort. Nous voulons rendre l’évènement plus agréable et plus concis. Contre 35 minutes auparavant, chaque court-métrage durera 25 minutes afin de ne pas épuiser le public car chaque programmation durera 1h40 avec la présentation de 6 films ». Elle ajoute que «les films sont sélectionnés pour l’émotion qu’ils dégagent, leur aspect technique mais aussi grâce à leur originalité ».  Le petit plus de ce festival sera la projection d’un film surprise d’une durée de 10 minutes pour permettre aux Toulousains de voyager, le temps d’une programmation, dans des univers variés…

L’occasion de découvrir de nouveaux talents comme des artistes confirmés et surtout de voir la grande diversité de la création cinématographique d’aujourd’hui et de demain. Des thématiques déjà testées et approuvées par le passé pourront à nouveau régaler le public, comme les sessions humour et « ofni » (objet filmé non-identifié). Cette année quelques nouveautés avec notamment deux programmes inédits : « Documentaires animés » et « films de genre ». Alors qui remportera le prix du meilleur film international, du film français ? Le prix spécial du jury et le coup de cœur du public ? Dans l’attente, amateurs et producteurs de courts métrages, ont jusqu’au 3 juillet pour présenter leurs créations.

 

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