Le maire de Toulouse regrette que des membres du collectif écologiste Dernière rénovation essaient de « convaincre par la contrainte ».

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© Gala Jacquin

Six militants du collectif écologique Dernière rénovation ont bloqué le boulevard Marengo, près de la gare Matabiau à Toulouse, en pleine heure de pointe dans la matinée du jeudi 24 novembre. Ils se sont enchaînés de part et d’autre de la route autour de 8h30.

Le collectif souhaitait attirer l’attention sur l’inaction face à l’urgence climatique. Les militants ont été délogés par les forces de l’ordre aux environs de 9 heures. Ils ont été placés en garde à vue pour entrave à la circulation.

Le maire de Toulouse s’interroge sur « la méthode des écolos »

Le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc s’est offusqué de cette initiative sur un réseau social : « C’est donc cela la méthode des écolos ? Convaincre par la contrainte, en empêchant les Toulousains de se déplacer ? En niant les voies démocratiques ? La sauvegarde de notre planète mérite mieux que ces blocages ! »

« Honte pour ces pseudos militants écologistes de pacotilles ! Pathétique le militantisme écolo bobo ! Que des effets de com pour en arriver à quoi ? », s’interroge Cécile Dufraisse (LR), adjointe au maire en charge des fleuves, rivières, cours d’eau et canaux

« À ce niveau, ce n’est plus de l’écologie respectueuse de l’intérêt général et qui défend des vraies valeurs. Un peu comme certains gilets jaunes extrémisme. Respectez les Toulousains ! », estime Christophe Alves, adjoint à la mairie chargé de l’occupation du domaine public.

De son côté, le patron des Républicains Pierre Esplugas-Labatut a écrit « Pardon de se répéter, mais on ne voit pas en quoi ce genre d’actions fait avancer la cause de l’écologie si ce n’est à emm… la population. »

L’action de Dernière rénovation fait réagir

Jean-Jacques Bolzan, adjoint à la mairie chargé du bien manger, à tweeter : « L’écologie vaut bien mieux que cette minorité d’abrutis qui veulent bloquer les Toulousains. L’écologie ne mérite pas une politique totalitaire. La transition doit s’accompagner de façon pragmatique avec les moyens démocratiques. C’est ce que nous faisons à Toulouse. »

« Le coup d’éclat permanent ! », a écrit Laurence Arribagé, adjointe au maire en charge des sports. « Après s’être accrochés aux poteaux d’Ernest Wallon, ils bloquent la circulation du centre-ville en pensant servir leur cause ! Ils ne récoltent que l’inverse. »

« Encore une fois une minorité de gauchistes vient pourrir la vie des Toulousains ! Bloquant au passage les transports en commun… », s’est indigné Sacha Briand, adjoint de la mairie chargé du patrimoine.