Les agents des piscines municipales de Toulouse sont en grève depuis le mois d’avril. Ils déplorent l’absence d’avancée dans les négociations.

Des piscines de Toulouse pourraient se retrouver fermée en raison d’une grève des agents de la municipalité. @CC BY Lee Edwin Coursey

Alors que des fortes chaleurs frappent Toulouse et l’ensemble du sud-ouest, la mairie de Toulouse a annoncé le prolongement des horaires d’ouvertures de quatre piscines municipales. Cela fait partie d’une série de mesures prise par la collectivité en temps de canicule.

Cependant, certaines piscines pourraient se retrouver les portes closes. Les agents des piscines de Toulouse sont mènent une grève perlée depuis le 11 avril. Ils dénoncent la perte de jours de congés malgré la pénibilité de leur travail, depuis l’entrée en vigueur de la loi de modernisation de la fonction publique du 1er janvier 2022, ainsi qu’un manque de considération de la part de la Mairie de Toulouse.

À la fin du mois de mai, la municipalité a notamment indiqué au Journal Toulousain qu’ « il a été acté que le nombre de jours de repos était maintenu et que le temps de travail augmentait de 1h10 chaque semaine afin d’atteindre le nombre d’heures obligatoire. Le nouveau temps de travail devant être consacré à la préparation pédagogique ou à des tâches administratives. »

Comment la grève impacte les piscines de Toulouse ?

Les agents déplorent l’absence d’avancée dans les négociations. « Nous n’avons eu aucune réponse de l’administration depuis le préavis de grève du mois de mai », indique un représentant du syndicat Sud. « Durant l’été, c’est compliqué de se mettre en grève. Nous comprenons que les usagers ont besoin des piscines et nous avons accepté le prolongement des horaires. Mais pourquoi l’administration ne nous répond pas ? »

En conséquence de ce mouvement de grève perlé, des piscines pourraient ouvrir plus tard, fermer plus tôt, ou simplement rester fermées. « C’est sans doute à prévoir. Nous ne voulons pas en arriver là. Mais est-ce qu’il va falloir que nous frappions un grand coup ? Nous nous posons la question », fait savoir le représentant syndical.