Un arrêté pris par la préfecture de la Haute-Garonne samedi 27 août ordonne le retrait des affiches antivax à Toulouse dans le délai de 72 heures à compter de sa notification.

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Un arrêté pris par la préfecture de la Haute-Garonne samedi 27 août ordonne le retrait des affiches antivax à Toulouse. © Pixabay

Les affiches antivax posées sur des panneaux publicitaires à Toulouse doivent être retirées. « Après avoir signalé au procureur du tribunal judiciaire de Toulouse la campagne d’affichage en cours en Haute-Garonne qui comporte de fausses informations sur la vaccination contre la Covid-19, et après avoir mené une procédure contradictoire, le préfet de la Haute-Garonne, a pris un arrêté préfectoral d’interdiction de cette campagne d’affichage », annonce la préfecture dans un communiqué l’après-midi du samedi 27 août.

« L’arrêté interdit cette campagne et impose à l’annonceur, à l’association « Réinfocovid », et à l’affichiste, la société “Luchetta peinture et sérigrahie”, de procéder au retrait de ces affiches dans le délai de 72 heures à compter de la notification de l’arrêté qui a été effectuée ce jour », précise la préfecture haut-garonnaise.

Intervention du ministère de l’Intérieur contre les affiches antivax à Toulouse

Les affiches antivax sont présentes sur des panneaux publicitaires de Toulouse depuis le lundi 15 août. Elles sont signées par un “Conseil scientifique indépendant”. Les affiches font référence à des « vaccins expérimentaux » et jouent sur la peur en évoquant des risques pour les enfants. « Un accident cardiovasculaire pour 100 injections : la santé de nos enfants vaut mieux que des vaccins expérimentaux », indiqué un panneau. « Vaccination Covid : 1 effet secondaire grave sur 100, et si c’était votre enfant ? », interroge un autre.

La secrétaire d’État en charge de la Citoyenneté auprès du ministre de l’Intérieur, Sonia Backes, a indiqué le 19 août : « Alertée sur la campagne d’affichage anti-vaccination en cours à Toulouse, j’ai demandé au préfet d’utiliser les voies de droit appropriées pour la faire cesser. Un arrêté d’interdiction sera pris, et un signalement adressé au Procureur de la République. Stop à la désinformation ! »