Depuis le jeudi 19 mai, les salariés du site Continental Automotive de Basso Cambo, à Toulouse, se sont mis en grève. Ils réclament des augmentations salariales de 200 euros net pour tous les employés.

L’usine Continental Automotive de Toulouse, spécialisée dans les équipements électroniques pour automobiles, est à l’arrêt depuis une semaine. Image d’illustration/Pixabay

Depuis le jeudi 19 mai, les salariés du site Continental Automotive de Basso Cambo, à Toulouse, sont en grève. L’usine, où travaillent près de 1 500 personnes, tourne actuellement au ralenti. Le site toulousain du groupe automobile allemand est le seul en France à fabriquer des équipements électroniques pour les voitures, comme des systèmes de pression de pneus, des unités de commande électronique pour contrôler les divers accessoires dans la carrosserie d’un véhicule, ou encore des solutions automobiles intégrées aux smartphones.

Les salariés du groupe, qui ont lancé ce mouvement de grève, réclament des augmentations de salaire, de l’ordre de 200 euros net pour chaque employé de Continental Automotive. Ils demandent également que la prime d’intéressement ne soit pas intégrée en période de NAO (Négociation annuelle obligatoire), et que des embauches massives soient réalisées dans tous les secteurs de l’entreprise.

« Pour nous, il n’y a pas d’argent ! »

Dans un tract d’appel à la grève, les salariés dénoncent une absence d’augmentation depuis deux ans malgré la bonne santé financière de l’entreprise : « Les actionnaires de Continental ont touché en dividende 440 millions d’euros. Les travaux du restaurant vont coûter 500 000 euros. Mais pour nous, il n’y a pas d’argent ! »

Reçus par la direction le lundi 23 mai, une délégation de sept grévistes a pu présenter lses revendications, sans toutefois parvenir à un accord pour l’instant. La grève se poursuit actuellement. Les deux partis vont tenter d’arriver à une solution satisfaisante dans les jours à venir.

Elioth Salmon