Samedi 9 juillet, les urgences du CHU de Toulouse ainsi que le magasin Chronodrive de Basso Cambo seront à nouveau en grève. Explications et conséquences.

Les grèves du CHU de Toulouse est une nouvelle fois reconduite, comme pour le magasin Chronodrive.
Les urgences de l’hôpital Purpan, à Toulouse, ne reçoivent que “les urgences vitales adressées par le Samu” en raison d’un mouvement de grève, entre ce samedi 9 juillet à midi et dimanche 10 juillet à 8 heures. Photo Pixabay.

Ils ne décolèrent pas. À Toulouse, le service des urgences de Purpan (CHU) reconduit sa grève ce samedi 9 juillet, tout comme le magasin Chronodrive de Basso Cambo.

À l’hôpital, depuis plus d’un mois, le mouvement paralyse périodiquement les urgences. Les syndicats demandent des recrutements massifs afin de pallier le manque de personnel. Tandis qu’à Chronodrive, les jeunes salariés se mobilisent pour une augmentation de leurs salaires.

L’impact de la grève au CHU de Toulouse sur l’accueil des patients

Le service des urgences adultes de Purpan sera à nouveau fortement perturbé. Le CHU de Toulouse a donc modifié les modalités d’accueil des patients.

Ainsi, entre samedi midi et dimanche matin à 8h, les urgences de Purpan ne prendront en charge que les urgences vitales adressées par le SAMU. Il faudra donc appeler le 15 avant de se rendre au CHU.

À l’hôpital de Rangueil, les urgences ne seront pas fermées au public mais les patients seront priorisés. Les cas d’urgence vitale orientés par le SAMU seront prioritaires.

À Chronodrive, une deuxième journée de grève commence

Au magasin Chronodrive, à Basso Cambo, une grève avait déjà éclaté le 25 juin. « Cette mobilisation de jeunes travailleurs et travailleuses est un premier exemple de lutte de la jeunesse contre la précarité qui s’aggrave dans un contexte d’explosion des prix », se félicitent les organisateurs. La plupart des salariés de l’entreprise sont en effet des étudiants, avec un contrat à temps partiel payé au SMIC.

Ce samedi 9 juillet, toute la journée, les grévistes ont décidé de reconduire leur mobilisation. Un rassemblement de soutien est prévu à 11h30 devant le magasin. « Face aux impasses du dialogue social, les jeunes salariés de Chronodrive se sont organisés par la grève pour revendiquer 7 % d’augmentation des salaires et faire payer la septième fortune de France qui possède l’entreprise, la famille Mulliez », détaillent-ils dans un communiqué.