vendredi 4 décembre 2020
Actualités Toulouse. Nounous et garde d'enfants durant le confinement : tout ce qu'il faut...

Toulouse. Nounous et garde d’enfants durant le confinement : tout ce qu’il faut savoir 

Quelles attestations de déplacements ? Quels protocoles ? Marie-Claude Montrozier, directrice de l’agence Family Sphère à Toulouse, détaille les règles relatives aux nounous durant le confinement.

nounous confinement Toulouse
Les nounous continuent d’exercer durant le confinement à Toulouse

En ce début de deuxième confinement, de nombreuses questions subsistent sur ce qu’il est possible de faire ou non et sur les différentes attestations nécessaires pour se déplacer. Notamment en ce qui concerne la garde d’enfants. En effet, parmi les différences par rapport au printemps dernier, les services à la personne font, cette fois, partie de la liste des métiers autorisés. Les baby-sitters ou nounous travaillant au domicile des parents peuvent donc continuer d’exercer.

« Lors du premier confinement, toutes les gardes étaient annulées et nous étions fermés. Là, l’activité est quasiment à la normale. Avec les parents, en chômage partiel ou en télétravail complet, nous constatons seulement 20 à 25% de prestations en moins », témoigne Marie-Claude Montrozier, directrice de l’agence toulousaine de la société Family Sphère, spécialisée dans la garde d’enfants à domicile.

Bientôt un nouveau protocole pour la garde d’enfants

Côté protocole sanitaire, c’est à la société ou au particulier qui emploie les intervenants de fournir l’ensemble des équipements nécessaires pour respecter les gestes barrière (masques, gels, blouses…). « Jusqu’à présent le protocole en vigueur pour la garde d’enfants prévoyait que les professionnels n’étaient pas obligés de porter le masque lorsqu’ils n’étaient qu’en présence des enfants. Mais avec ce confinement, en attendant que le nouveau protocole soit établi, certaines structures, comme la nôtre, ont décidé de le rendre obligatoire en permanence », précise Marie-Claude Montrozier. Autre disposition, en cas de suspicion de contamination à la Covid-19, que ce soit dans la famille ou chez l’intervenant, la prestation est systématiquement annulée.

La question des déplacements

En ce qui concerne les déplacements, là encore, ce sont les employeurs qui doivent fournir les attestations lorsque les nounous ou baby-sitters se rendent au domicile des familles ou vont récupérer les enfants à l’école. Rien de plus simple, il suffit de remplir le justificatif de déplacement professionnel prévu à cet effet et qui sera donc valable tout le long du confinement. «Nous donnons à tous nos intervenants des justificatifs avec la liste des adresses de toutes les familles ainsi que des écoles si besoin », confirme la directrice de Family Sphère Toulouse .

Les parents employeurs peuvent également remplir eux-mêmes le document pour permettre à leur nounou de se déplacer. Autre possibilité, pour les trajets école-domicile, ils ont aussi la possibilité de demander à l’établissement scolaire un justificatif de déplacement  scolaire au nom de leur employé.

Quelle attestation pour amener son bébé chez la nounou ?

Enfin, pour les parents qui font garder leurs bébés au domicile des assistantes maternelles, les trajets sont bien sûr autorisés. Il faut toutefois, pour chacun d’entre eux, se munir d’une attestation de déplacement dérogatoire après avoir coché la case « Déplacements pour motif familial impérieux, pour l’assistance aux personnes vulnérables et précaires ou la garde d’enfants ».

Pas de chômage partiel cette fois

Autre différence par rapport au premier confinement, il semble que les professionnels de la garde d’enfants ne pourront bénéficier, cette fois, du dispositif de chômage partiel. Notamment en cas de perte d’activité, dans le cas où des parents n’auraient plus besoin de les faire travailler. Même si le gouvernement doit encore trancher sur ce sujet, seule une évolution spectaculaire de la situation sanitaire pourrait changer la donne.

Nicolas Mathé
Pigiste, il a observé l’actualité pour différents titres de la presse écrite locale et nationale pendant presque 10 ans, avant d’intégrer la rédaction du journal en février 2018 pour se consacrer exclusivement à la quête des solutions de demain.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Articles en rapport