jeudi 3 décembre 2020
Actualités Christophe Vidal

[Rédac’chef] Christophe Vidal

Editeur du magazine Minuit depuis 4 ans, l’homme est élu maire des nuits toulousaines en novembre 2013. Il met un point d’honneur à respecter ce titre honorifique et à se plonger -bien au-delà des pratiques festives- dans le bien-être nocturne toulousain. Un oiseau de nuit qui en connait un rayon sur le sujet et prend quelques minutes au lever du soleil pour commenter l’actualité.

La gauche toulousaine peut-elle rebondir ?

C’est une question pertinente mais pour moi, là n’est pas la vraie préoccupation. Ce qui m’importe c’est de savoir si la politique -de gauche ou de droite- prendra en considération les problématiques de la ville la nuit ! A Paris et Nantes ces questions ont été entendues, un conseiller municipal en charge de la nuit est même en place à Nantes. Mon avis personnel c’est que la gauche cherche à se construire et à se reconstruire depuis Jaurès… Pour le reste peu importe, en tant que maire de la nuit je suis sans étiquette car de toute manière la nuit tous les chats sont gris…

Stade toulousain : Bouscatel/Noves la guerre larvée ?

Côté rugby, je suis au courant de la troisième mi-temps… Et pour moi les questions économiques sont inhérentes au sport, c’est un faux problème. Gérer le Stade Toulousain c’est clairement gérer une entreprise, mais ces questions stratégiques doivent être traitées en interne, un feuilleton sur le sujet n’est pas utile. Prenons un peu de distance, le rugby c’est l’ADN de Toulouse, chaque vibration du Stade ne doit pas atterrir sur la Une des journaux… Il vaut mieux s’intéresser aux résultats du Top 14. Rendez-vous à Clermont Ferrant samedi ! Et j’insiste : les questions économiques sont moins prégnantes dans le monde du rugby que dans celui du foot, c’est encore une réalité à saluer.

Val Tolosa : pour ou contre ?

J’ai eu connaissance des levées de bouclier des écolos… Je ne sais pas trop comment réagir face à cette prise de position mais n’oublions pas que Toulouse accueille chaque année plus de 30 000 personnes qui ne s’installent pas dans le cœur de Toulouse mais bien en périphérie. Il faut forcément multiplier les équipements publics et privés pour répondre aux besoins en matière de consommation et de services. Cette offre télescoperait-elle d’autres centre-commerciaux ? N’est-ce pas tout simplement l’occasion de réfléchir à une offre de commerce ouverte en nocturne ? A titre expérimental, créer un oasis du temps continu pourrait permettre aux Toulousains de consommer sur un créneau inédit. Le quartier Saint-Georges vient d’ailleurs de tester la nuit du shopping…

Cinéma, quelle offre sur la métropole toulousaine ?

Je reviens sur l’idée de croissance rapide de la population toulousaine… Le cinéma est un plaisir évident et encore plus en période de crise, il n’y a qu’à voir les chiffres. Les gens ont besoin de se divertir. Ouvrir de nouvelles salles ne peut être que bénéfique à condition que cela ne fasse pas d’ombre aux petits cinémas de quartier. Il faut une offre diversifiée. J’en profite pour saluer les cinémas qui proposent une séance à minuit, ils sont peu nombreux ! Et cela m’amène à évoquer de profonds regrets quant au projet cinématographique avorté à Francazal : Toulouse a besoin de rayonner surtout pour ce qui touche à autre chose qu’à l’aéronautique !

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