Ali Tehar est le rédac’chef de la semaine

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Directeur de la programmation de la Dynamo, il s’est aussi positionné sur la liste « Toulouse vert demain » aux municipales. Actuellement en lutte active pour que le « petit bikini du centre-ville » continue d’offrir une scène à la culture locale -mais pas que- il ne cache pas ses craintes et appelle les Toulousains à participer au sauvetage de la Dynamo.

 

Casa Nova : un collectif toulousain veut imaginer une  nouvelle gauche

Je connaissais, bien sûr, le groupe Casa Nova via les réseaux sociaux. Leurs textes sont très pertinents ; par contre, une question s’est rapidement posée : taper sur Moudenc pour faire regretter l’ancien maire, est-ce suffisant ? Ils disent entre les lignes que Pierre Cohen aurait pu faire plus, mais on n’évoque jamais le fait qu’il aurait pu faire mieux ! C’était rigolo au début mais s’ils veulent se refaire la cerise sur la tête de Moudenc, c’est discutable. Je ne sais pas qui est derrière et j’aimerais bien le savoir. En tout cas, Zorro et Robin des bois s’assument plus que ce groupe masqué ! L’anonymat met de la distance par rapport à ce qu’ils disent, je préfère qu’on signe et qu’on assume.

Les éminences grises

Je n’ai pas vraiment de nom en tête au niveau local. Pour moi ce qui importe c’est que la politique soit portée par le candidat élu. On regrette souvent la distance avec les citoyens voire les militants, est-ce parce qu’il y a trop d’intermédiaires justement ? La cour qui se déplace avec les élus les rend souvent inaccessibles. Ce sont des parasites à la vie démocratique. Quelle légitimité ont-ils ? Je comprends qu’un élu ait besoin de conseillers, car c’est inconcevable de croire qu’il soit qualifié  sur tous les métiers. Le choix leur appartient mais parfois c’est vrai qu’on aimerait que ce soit nos élus eux-mêmes qui portent la politique municipale. Ce qui est grave, c’est d’entendre parler ces gens qu’on n’a pas élus. Après, éminence grise ou verte franchement…

Ces toulousains disparus dans l’Himalaya

Je ne m’imagine pas vivre ça… du coup c’est impossible pour moi de juger des réactions des proches des victimes. Si je disparaissais, mes proches se raccrocheraient probablement à toutes les branches possibles pour faire avancer le dossier : auraient-ils raison ? Une chose est sûre, les affaires s’enchaînent : les disparues de Perpignan ou encore Natascha Kampusch… Il y a ceux qui s’accrochent et ceux qui ont besoin d’abandonner pour réussir à continuer à vivre, faut-il les condamner ? Au sein des familles même cela provoque des dissensions car chacun gère à sa manière, c’est aussi une histoire de caractère.

Le « 111 des arts » contre le cancer

Je ne connaissais pas cette association. En tout cas, on ne peut que féliciter les démarches solidaires de ce type. Après, est-ce que le vecteur culturel a plus un rôle à jouer que les autres ? Peut-être, dans le sens où ça parle à tout le monde et la participation reste ludique. Le sport peut aussi avoir cette qualité-là. Après, culture ou sport, chacun consomme à sa manière ! A minima, cela participe à la dynamique d’un projet, mais est-ce que ça marche ou pas ? Tout dépend du sujet. L’équipe de la Dynamo le constate parfois dans le bon sens, car l’élan de solidarité soulevé pour faire perdurer notre aventure est quand même une preuve que la culture peut faire bouger les choses…

 

 

 

 

 

[AS1]Iil s’agit d’un élu, donc au singulier

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