samedi 25 septembre 2021

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ActualitésPossible réouverture d’un 4e procès : les commémorations d’AZF sous tension

Possible réouverture d’un 4e procès : les commémorations d’AZF sous tension

Demain aura lieu la 18e commémoration de l’explosion de l’usine AZF. Alors que les pourvois en cassation seront examinés le 7 novembre prochain, les associations de victimes sont plus que jamais divisées.

commémoration AZF 2018
Image d’archives ©Mairie de Toulouse

Demain, à 10h17, retentira une sirène symbolisant l’heure exacte à laquelle, il y a 18 ans, explosait l’usine AZF. Elle marquera également le début de la cérémonie officielle en mémoire des victimes qui aura lieu au Mémorial situé sur les lieux du drame.
À quelques mètres de là, l’association AZF Mémoire et Solidarité, essentiellement composée des anciens employés de Grande Paroisse, filiale de Total et propriétaire du site, se recueilleront à 10h sur la stèle érigée en hommage aux disparus.

« Depuis les toutes premières commémorations, nous nous sommes toujours réunis ici. Et même si, depuis, les élus ont fait dresser un mémorial, nous resterons devant notre stèle, avec les ex-salariés », explique Jacques Mignard, le président de l’association.

Et de trois…

Deux kilomètres plus loin, une troisième cérémonie est organisée, à 10h, par un autre collectif, celui des sinistrés, sur le rond-point du 21 septembre 2001. « Jamais nous ne nous joindrons aux anciens salariés qui sont à la solde de Total ou aux élus. Je suis d’ailleurs très en colère contre Jean-Luc Moudenc qui a comparé l’incendie de Notre-Dame-de-Paris à l’explosion d’AZF », lance Pauline Miranda, présidente des Sinistrés du 21 septembre 2001. Rappelant que, « à Toulouse, il y a eu des morts ».

Autant de tensions qui sont, cette année, ravivées par l’approche, le 7 novembre prochain, de l’audience durant laquelle la Cour de cassation examinera les pourvois de Grande Paroisse et de son directeur. Si les anciens salariés souhaitent la réouverture de l’enquête et la tenue d’un quatrième procès, les sinistrés, eux, se satisfont de la condamnation de la filiale de Total.

Severine Sarrat
Au journal depuis 2008, elle en connaît tous les rouages. D’abord journaliste polyvalente, puis responsable des pages économiques, elle est aujourd’hui rédactrice en chef.
 

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