Un nouvel avion révolutionnaire est développé à Toulouse

À décollage vertical et propulsion hybride, Atea, petit avion révolutionnaire développé à Toulouse pourra survoler les villes comme un hélicoptère.

Atea avion révolutionnaire Toulouse ©Ascendance Flight Technologies
Atea, le petit avion révolutionnaire développé à Toulouse ©Ascendance Flight Technologies

Les nouvelles idées sont particulièrement les bienvenues dans le secteur aéronautique, qui subit de plein fouet la crise sanitaire et dont les annonces de plans sociaux se multiplient. Alors que le secteur doit se réinventer, voici que le projet Atea de Ascendance Flight Technologie fait parler de lui. Fraîchement arrivée à Toulouse, au Village by CA, et soutenue par la Région Occitanie, la start-up propose avec ce petit avion une nouvelle façon de se déplacer dans la ville.

À décollage vertical électrique et propulsion hybride, il se déplacera tel un hélicoptère, pouvant transporter jusqu’à 4 personnes sur une distance de 150 km et à une vitesse de 200 km/h. « Un avion nouvelle génération, compact, plus vert et agile, capable de répondre aux enjeux de la mobilité aérienne de demain, qui devrait atteindre plus de 20 milliards de dollars dès 2030 », résume Jean-Christophe Lambert, l’un des 4 fondateurs, qui ont tous été auparavant impliqués dans le programme d’avion électrique E-Fan d’Airbus.

Un test grandeur nature

La maîtrise des nuisances sonores, essentielle à l’acceptation de cet appareil prévu pour survoler des zones urbaines, est un défi majeur. En partenariat avec l’Onera (Office national d’études et de recherches aérospatiales), la première phase d’essais, réalisée en 2018 avec un prototype à l’échelle 1/6, s’est révélée fructueuse. « Confronter ces développements technologiques aux réalités du vol nous a permis d’évaluer leur capacité à être intégrés dans d’autres modèles aéronautiques. Nous voulons faire évoluer positivement l’impact environnemental des appareils classiques », insiste Christophe Lambert.

Le prochain prototype, à l’échelle 1, devrait pouvoir décoller en 2022, depuis l’aérodrome de Muret-Lherm, où doit s’installer la start-up. Celle-ci compterait alors une cinquantaine de salariés. Christophe Lambert table sur le plan national de 15 milliards d’euros pour « accompagner le maintien des emplois et soutenir l’innovation technologique. La survie de l’aéronautique passera, entre autres par le développement de nouveaux segments porteurs », conclut-il. Parmi ses autres objectifs figure celui d’effectuer des vols de démonstration grand public à l’occasion des JO 2024 à Paris.

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