[Métropole] Tram Envol : dernière ligne droite

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Terminus. Les transports toulousains restent un sujet délicat : aussi attendus que redoutés –pour les travaux qu’engendre leur mise en place- ils ont le don de ne pas laisser indifférents. Entre agacements et convoitise, la ligne Envol se fait une dernière beauté avant le grand saut. Ambiance.

« C’est clairement un chantier moins compliqué que celui de la ligne Garonne », lance Jean-Michel Lattes tout-de-go. Quelques soucis auront donné des frayeurs à nos élus, comme la mise en liquidation judiciaire, cet été, de la société chargée d’aménager les espaces verts. « A contrario, le fait que la zone soit peu urbanisée a rendu les choses plus simples que pour les chantiers précédents », poursuit-il. Car entre grèves des syndicats et plaintes des riverains, l’accouchement de la ligne précédente s’est fait dans la douleur. Saïd Fouah, médiateur de la Smat ajoute : « Un chantier comme celui du tram génère toujours des nuisances, qu’elles soient sonores ou d’accès. Et si les riverains sont plutôt contents -car au-delà du tram, c’est tout l’environnement paysager qui est refait- beaucoup sont agacés, il y aura toujours d’irréductibles gaulois ! » Son rôle ? Faire le lien, l’intermédiaire entre le chantier et l’environnement. « Je fais le tampon, j’interviens sur site s’il y a un problème d’accès riverains ou autre : je suis un peu l’huile dans les rouages du tram ! On doit pouvoir travailler pendant que les autres vivent leur quotidien. »

Des compensations financières

Sur le secteur, peu de commerçants, mais un tramway, cela prend de la place. Xavier Bonneau, directeur de la Smat explique : « On a rencontré deux types d’environnements très différents : les entreprises et les commerces. Mais pour ces deux publics, la circulation a été compliquée surtout autour des zones Déodat de Séverac et du giratoire Dewoitine. » Sur place, Saïd Fouah installe la signalétique, s’assure que chacun s’y retrouve mais entre ATR, Airbus et la kyrielle d’hôtels, le flux quotidien est énorme. Si plusieurs salariés se sont plaints de l’accès rendu difficile à leurs bureaux, deux hôtels ont déposé une demande de compensation financière. Dominique Rapin, directeur du Campanile explique : « J’ai déposé un dossier au printemps, car après deux ans de travaux, nous avons fini par en ressentir les conséquences : l’année 2014 est catastrophique ! Et il va falloir remonter la pente. » Le problème ? « Les gens qui arrivent de Toulouse ne nous trouvent pas, les GPS n’indiquent évidemment pas la signalétique ponctuelle liée aux travaux ! » Côté Pullman, même combat. La procédure désigne un cabinet d’expertise comptable pour évaluer si l’impact sur le chiffre d’affaires justifie une compensation financière. Le cas échéant, la Smat n’a pas d’avis sur la décision : « si on doit payer, on paye » ajoute Saïd Fouah. A condition que la demande respecte la jurisprudence en vigueur. Ce qui ne semble pas avoir été le cas de cette boulangerie ayant tenté le coup « alors qu’elle est située de l’autre côté de la rocade dans une zone où il n’y a pas de travaux… » raille Xavier Bonneau.

 

Info + : Calendrier

Mi-décembre : dernière soudure de rails

19 janvier : circulation de la première rame

Mi-janvier/fin février : série de tests

1er mars : livraison à Tisséo pour marches blanches

Avril : mise en service

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