lundi 26 octobre 2020
Actualités Gestion de la crise à Toulouse, l'opposition interpelle le préfet

Gestion de la crise à Toulouse, l’opposition interpelle le préfet

Marchés de plein vent, accueil des sans-abris et approvisionnement des masques, les groupes d’opposition du conseil municipal de Toulouse appellent le préfet à « aller plus loin » et à leur communiquer des « informations précises ».

L’opposition demande la réouverture des marchés de plein vent à Toulouse © Michelle Maria – Pixabay

Dans une lettre adressée au préfet d’Occitanie, mercredi 25 mars, l’opposition du conseil municipal de Toulouse a interpellé le représentant des services de l’État sur plusieurs points relatifs à sa gestion de la crise sanitaire. Les présidents des groupes écologistes, socialistes, Génération.s et communistes y déplorent conjointement la faiblesse des moyens mis en œuvre pour venir en aide aux sans-abris, la fermeture des marchés de plein vent et le manque de transparence sur l’approvisionnement en matériel de protection contre le virus Covid-19.

4000 personnes encore à la rue et exposées à l’épidémie

« On ne peut pas dire que rien ne soit fait et que la situation ne soit pas gérée », tempère d’emblée Isabelle Hardy, présidente du groupe Génération.s, socialisme et écologie qui pointe toutefois l’insuffisance de certaines mesures. Notamment celles en faveur des plus démunis. Dans le courrier adressé au préfet, l’opposition propose ainsi de réquisitionner les locaux de l’ancienne clinique Saint-Jean du Languedoc, qui demeurent vides depuis sa fermeture.

« Actuellement, 80 sans-abris sont hébergés dans un gymnase à la Reynerie, dans des conditions qui les exposent à l’épidémie. Leur alimentation est également une question prioritaire car désormais certains commerces leur ferment leurs portes. Pour eux comme pour les 4000 personnes encore à la rue, il faut aller encore plus loin », ajoute l’élue.

Près de 400 places d’hébergement d’urgence supplémentaires

À l’heure actuelle, la préfecture a ouvert 100 places d’hébergement d’urgence supplémentaires dans des hôtels afin d’accueillir des familles ainsi que 90 places dédiées aux malades du Covid-19. De même, 270 places d’hébergement de nuit sont désormais ouvertes en journée. Des mesures toutefois insuffisantes pour l’élue qui s’inquiète également des conditions de travail des personnes qui les accompagnent. « Nous n’arrivons pas à avoir d’informations précises sur la situation », déplore-t-elle.

Un manque de transparence qu’Isabelle Hardy constate également sur le sujet de l’approvisionnement en matériels de protection contre le virus. « La seule réponse que nous avons de la préfecture est que la priorité est donnée aux soignants et aux malades. Nous demandons aussi à avoir une vision très précise du nombre et des catégories des agents de la collectivité mobilisés pour s’assurer que tout est bien mis en place pour leur sécurité », détaille-t-elle.

Les marchés de plein vent indispensables aux plus précaires

Enfin, la présidente du groupe Génération.s regrettait, vendredi dernier, la décision du préfet de ne pas avoir répondu favorablement à la demande du maire d’accorder de dérogation en vue de maintenir les marchés de plein vents. « C’est essentiels, surtout dans les quartiers où c’est parfois la seule source d’approvisionnement en produits frais, moins chers qu’en grande surface. Il ne faut pas mettre en difficulté les plus précaires », justifie-t-elle tout en rappelant que des consignes strictes de prévention peuvent y être appliquées. En premier lieu, espacer les stands et interdire aux clients de toucher les produits.

Un appel qui a été partiellement entendu puisque, dès le lendemain, samedi 28 mars, la préfecture prenait une disposition en ce sens en autorisant les marchés des Pradettes, de Soupetard, de Rangueil et de l’Ormeau.

La rédactionhttps://www.lejournaltoulousain.fr
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