Le Club Socrate s’installe en terres toulousaines

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Réflexion. Le Club Socrate ouvre le débat citoyen sur la diversité. A Toulouse, c’est Alia Iassamen qui s’en fait l’écho.

 

Le Club Socrate a été lancé en 2011 à Narbonne. L’objectif de ce club de réflexion est de défendre la citoyenneté et la diversité : « Regardez nos instances politiques, la diversité de la société française n’y est absolument pas représentée. L’Assemblée nationale comme le Sénat ne sont pas le miroir de ce qu’il se passe en réalité », argumente Alia Iassamen, représentante locale du Club Socrate. Cette jeune femme, ingénieur-chercheur, s’inquiète ouvertement de la non-représentation des minorités visibles au plus haut sommet de l’Etat comme parmi les élus de proximité : « Les Christiane Taubira, Najat Vallaud-Blekacem ou Rachida Dati sont l’arbre qui cache la forêt. C’est d’ailleurs sans doute pour cela qu’il y a aujourd’hui une telle défiance vis-à-vis des élus. » Le Club Socrate qui regroupe des personnes de toute obédience politique ou religieuse a déjà fait des propositions concrètes comme par exemple « un service pour la nation obligatoire. » Alia Iassamen s’explique sur le sujet : « Il s’agit là d’encourager à l’unité nationale. La citoyenneté doit être valorisée et un service obligatoire pourrait être un vrai plus. » La diversité est donc un vrai débat qui mérite d’être aujourd’hui posé sur la table : « Dans la plupart des cas ce sujet est traité de manière superficielle, explique la chercheuse toulousaine, or la diversité ce n’est pas que le hip-hop ou le foot.

 « Il y a des avancées, mais ce n’est pas encore significatif »

Alors certes il y a des avancées, mais ce n’est pas encore significatif. L’inégalité des chances est une réalité de tous les jours. » Et de nous citer en exemple le stage en entreprise d’une semaine obligatoire au collège : « On touche là du doigt l’éducation à deux vitesses, voire une absence du service public. Pour obtenir un stage chacun fait jouer le réseau professionnel des parents … Et ceux qui n’ont pas de réseau sont hors-course. » Une attaque lucide qui vise un système qui a donc du mal à se régénérer, au risque d’exploser : « Notre cohésion sociale est mise à mal, la cassure est dangereuse. » Le Club Socrate, qui se réunit une fois par mois en terres narbonnaises, a déjà beaucoup essaimé en Languedoc-Roussillon (Carcassonne, Castelnaudary, Béziers, Montpellier ou Perpignan) … Le but est donc désormais de faire des bébés en Midi-Pyrénées sous l’impulsion de la toulousaine Alia Iassamen : « Nous avons une vraie place à prendre pour interpeller les politiques. Nous ne pouvons pas nous résigner à vivre la situation actuelle. Il faut dire haut et fort que la diversité ne doit pas être mise en avant par des personnes que l’on invite à faire de la figuration ! Il faut redonner de la confiance à tous ceux qui ne se sentent pas entendus. » Tout comme Socrate Alia Iassamen avance donc en « citoyen du monde. » En porte-voix efficace d’une minorité pudique et silencieuse. En souffrance.

 

 

 

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