Jean-Luc Lagleize veut proposer une liste alternative à celle de Jean-Luc Moudenc

Jean-Luc Lagleize, député de la 2e circonscription de la Haute-Garonne souhaite proposer une offre alternative à celle de Jean-Luc Moudenc. Une liste qui pourrait rassembler les déçus Toulousains de la macronie.

Jean Luc Lagleize

Jean-Luc Moudenc perd des soutiens. En annonçant qu’il n’accueillerait pas de nouveau parti politique sur sa liste, le maire sortant a éconduit de facto les membres du Modem. Parmi eux, ceux qui l’avaient suivi en 2014 : Marthe Marti, Jacqueline Winnepenninckx-Kieser et Jean-Luc Lagleize. Pour ce dernier, « cela n’a été qu’une demi-surprise. Il avait déjà laissé entendre qu’il refuserait notre présence sur sa liste. Là, il l’a dit clairement. » Des discussions avaient débuté l’été dernier entre Jean-Luc Moudenc et le député de la 2e circonscription de la Haute-Garonne, « mais elles ne sont jamais allé suffisamment loin pour que nous puissions évoquer des noms de candidats. C’est un personnage difficile et il y a des points sur lesquels nous ne sommes absolument pas d’accord », ajoute l’élu. Comme le non cumul des mandats de maire et de président de la Métropole, inconcevable pour l’un et obligatoire pour l’autre.

Le mardi 10 décembre, Jean-Luc Lagleize ira donc proposer au bureau exécutif du Modem la constitution d’une offre alternative à celle de Jean-Luc Moudenc : « Cette liste, soutenue par mon parti, n’aura pas d’étiquette et sera ouverte à tous ceux qui partagent nos idées. Donc, notamment, aux membres de LREM ».

Des mouvements de marcheurs

Il existe en effet une base programmatique commune entre les adhérents de la formation centriste et les marcheurs haut-garonnais. Ils s’étaient retrouvés au printemps au sein d’un think tank, baptisé Toulouse et moi, coprésidé par Marthe Marti et… Pierre Casteras, le référent des macroniens de Haute-Garonne. « Je suis heureux que les idées que nous avions alors émises puissent se propager », confie ce dernier, qui, dans le même temps, doit rappeler que « tout marcheur qui souhaite participer à une offre politique différente de celle de LREM s’oppose à l’article 33 de ses statuts, qui les exclut du mouvement ».

Parmi les cartes d’adhérents qui pourraient être résiliées, figure celle de Franck Biasotto, adjoint LREM en charge du logement, qui a créé en juin un groupe politique dans la majorité municipale, avec Élisabeth Toutut-Picard et Sylvie Rouillon-Valdiguié. « Partir pour partir ne sert à rien. Partir pour construire, c’est tout autre chose. Je n’exclus donc rien si on m’appelle… », indique-t-il. Cela ne devrait pas tarder, Jean-Luc Lagleize considérant que « Franck Biasoto a tout à fait le profil pour travailler avec nous ». Quant à celui qui mènerait cette nouvelle équipe, le député dit avoir « plusieurs idées » et déclare… « Si je ne peux pas faire autrement, alors je serai tête de liste. »

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