lundi 2 août 2021

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Actualités Laurence Katzenmayer

[ Interview décalée] Laurence Katzenmayer

©DR

Adjointe au maire de Toulouse à la petite enfance, elle est issue de la “société civile”. Non-encartée, cela ne veut pas dire qu’elle n’a pas de convictions… Elle les défend souvent contre vent et marée. Ce qui l’intéresse : la proximité. D’ailleurs nous l’avons approché pour lui poser nos questions… décalées.

La pire soirée que vous ayez connue ?

Une soirée de finale de coupe du monde de Foot. En 98, je devais être la seule à m’ennuyer !

Un souvenir de ce que vous avez acheté après avoir touché votre premier salaire ?

Je me suis payée mon permis.

La situation la plus délicate que vous ayez connue ?

L’explosion d’AZF en 2001, infirmière en bloc opératoire dans une clinique route de St Simon, j’ai été réquisitionnée dans le cadre du plan Rouge. J’avais déposé le matin du 21 septembre mon fils de presque 2 ans dans une crèche du quartier de la Faourette. Toute la journée, il était impossible d’avoir des informations fiables sur la situation à l’extérieur, pas de téléphone. Dès que j’ai pu, je me suis absentée quelques minutes du bloc, j’ai emprunté un vélo, j’ai traversé les rues désertes mais plus je m’avançais vers la crèche plus la ville était dévastée, l’ambiance morbide. Je voulais savoir si mon fils était en bonne santé. Je me disais que quoi qu’il arrive je ferai face, pas le choix ! La vie est fragile !

Votre principale phobie ?

Ça dépend des moments !

Le plat que vous détestez ?

Les huitres. J’ai essayé, je ne peux pas ! Pourtant les autres prennent tellement de plaisir que je reste intriguée ! Peut-être un jour !

Une recette de cuisine à nous conseiller ?

Je vous conseille la « Garbure », un vrai plat des Pyrénées. Pour la recette exacte, je pense que mon collègue Jean-Michel Lattes peut nous aider.

Votre destination de vacances préférée ?

La Toscane, Sienne, Florence…

« L’explosion d’AZF en 2001 : infirmière en bloc opératoire, j’ai été réquisitionnée dans le cadre du plan Rouge »

Votre endroit préféré à Toulouse…

Le quai Saint- Pierre. Je m’y sens bien. J’adore la luminosité, la couleur de la brique, les reflets de la

Garonne, l’écluse St Pierre et le canal de Brienne…

Ce que vous ne supportez pas chez les autres ?

Le jugement de valeur. De plus en plus souvent, certaines personnes utilisent leur ressenti et de façon subjective évaluent une autre personne, un fait… Je déteste les jugements à l’emporte-pièce.

L’animal qui vous fait peur ?

Le dahu ! J’ai passé mon enfance dans les montagnes pyrénéennes. Animal étrange et mystérieux, peu de gens ont la chance d’en apercevoir un. Ce qui m’intrigue est sa particularité, il a des pattes plus courtes à gauche…

Un souvenir de vacances ?

Les étés à la montagne, au pied du Tourmalet. Je passais mon temps dans la nature, en toute liberté… pieds nus dans l’eau glacée des sources.

La carrière que vous n’auriez jamais pu embrasser ?

Je ne suis pas carriériste. Je recherche avant tout l’engagement, le don de soi, l’empathie et la prise de risque.

Un concert qui a marqué votre vie ?

Un concert de l’orchestre du Capitole. C’était la première fois que je voyais et entendais un orchestre symphonique.

Quel est votre plus grand regret ?

Aucun. Je crois au concept de résilience, à la faculté de rebondir, de s’adapter à une situation et d’en sortir grandi.

Une remarque désobligeante qu’on vous a faite récemment ?

J’étais en vélo Toulouse et un automobiliste visiblement très pressé m’a klaxonné et m’a crié par la fenêtre : « pousse -toi co….. ». No comment !

Vous souvenez-vous d’un (gros) mensonge d’adolescence ?

Un soir, j’ai dit à mes parents que je dormais chez une copine. Ce que je n’avais pas dit, c’est que nous allions faire la fête. Au retour de soirée, l’ami qui nous a ramené, a encastré la voiture dans un poteau électrique. Heureusement, plus de peur que de mal ! Mes parents n’en ont jamais rien su.

Votre film référence ?

« Les Uns et les Autres » de Claude Lelouch (1981).

Si la fin du monde approchait, que vous empresseriez-vous de faire?

De rejoindre mon mari et mes enfants, pour rester ensemble jusqu’au bout…

Severine Sarrat
Au journal depuis 2008, elle en connaît tous les rouages. D’abord journaliste polyvalente, puis responsable des pages économiques, elle est aujourd’hui rédactrice en chef.
 

Travail : Comment mettre le sexisme au placard ?

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