samedi 19 juin 2021

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Innovation : l’Occitanie leader de la recherche et du développement en France

Qu’elle soit publique ou privée, la recherche et le développement (R&D) reste l’un des secteurs les plus dynamiques en Occitanie, selon l’Insee. Mieux, la région est la première de France en la matière. Les organismes et entreprises, essentiellement situés dans le bassin toulousain, y consacrant 3,5% du PIB local.

©chastanet-omp-irap-cnrs

5,8 milliards d’euros. C’est la somme consacrée par les entreprises et les administrations d’Occitanie, à la recherche et au développement (R&D) en 2017. Soit 3,5% du Produit intérieur brut (PIB) régional. Des chiffres, avancés par l’institut régional de statistiques (Insee) qui la placent en tête du classement des régions de France qui consentent le plus d’efforts de recherche. Tant dans le secteur public que privé. Cependant, une différence persiste entre les deux, la R&D des entreprises étant plus dynamique que celle des institutions.

La recherche du secteur privée en pointe

Ainsi, l’effort de recherche public représente 1,4% du PIB en Occitanie, en 2017, et les structures disposent de 22 100 emplois y étant dédiés. La moitié était portée par trois organismes, à savoir le Commissariat à l’énergie atomique (CEA), le Centre national d’études spatiales (Cnes) et le Centre national de la recherche scientifique (CNRS). À ces structures, il convient d’ajouter les travaux des multiples établissements d’enseignement supérieur qui ne sont pas en reste. En 2017, les écoles et universités locales ont ainsi investi 85 000 euros par emploi à temps plein dans la recherche. Un montant supérieur à la moyenne nationale (2 900 euros de plus).
Quant à l’effort de recherche fourni par les entreprises d’Occitanie, il est le plus fort de France avec la mobilisation d’investissements équivalents à 2,1% du PIB régional. Il s’agit essentiellement de sociétés évoluant dans les domaines de l’aéronautique, du spatial et de la santé. En effet, les plus dynamiques sont les structures regroupées au sein des pôles de compétitivité Aerospace Valley et Cancer-Bio-Santé. Airbus et Thalès détenant les records d’investissements pour le premier. Sanofi et Pierre Fabre, pour le second. Suivent les entreprises de transport, de l’électronique et de l’informatique. Ce sont donc les gros groupes qui portent la R&D du secteur privé.

Airbus porte la R&D de la région

Des efforts qui permettent à l’Occitanie de dépasser les objectifs fixés par l’Union européenne : 3% du PIB doivent être consacrés à la recherche. Seule région française à pouvoir s’en vanter, elle se positionne au 18e rang européen, sur les 271 classées. Un statut que l’Occitanie tient depuis 2007, en maintenant un effort de recherche à environ 3,5% du PIB régional, d’après le dernier bilan de l’Insee. Entre 2012 et 2017, les investissements y étant consacrés ont même augmenté de 5%. Des chiffres qui tiennent compte tant de la recherche publique que privée.
Une situation qui s’explique notamment par une particularité régionale : la présence d’Airbus sur son territoire. En effet, l’avionneur concentre l’essentiel de la recherche privée (40%), qui reste la plus développée en comparaison avec la R&D publique. Sans les investissements airbusiens, la région se situerait en dessous de la moyenne nationale.
Une tendance à la concentration de l’effort de recherche, que connaît également le secteur public, qui repose essentiellement sur le CEA, le Cnes, le CNRS, mais aussi l’Institut national de recherche agronomique (Inra) et le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad). Des entités massivement regroupées dans le bassin toulousain.

Et naturellement, les grands organismes investisseurs qui financent la plupart des programmes de R&D étant concentrés géographiquement, cela signifie que les emplois qui y sont conditionnés le sont aussi. Ainsi, 63% des postes de recherche se trouvent à Toulouse et dans ses environs. Une zone qui ne regroupe pourtant que 27% des emplois de la région, tous secteurs confondus.

Severine Sarrat
Au journal depuis 2008, elle en connaît tous les rouages. D’abord journaliste polyvalente, puis responsable des pages économiques, elle est aujourd’hui rédactrice en chef.
 

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