Gérard Pinter est notre rédac chef de la semaine

Gerard Pinter(15-06-2016)┬®franckalix-1

Édouard Pey a écrit sa première pièce à l’âge de 18 ans. C’est un carton. Il décide d’ailleurs de s’attribuer le nom de son personnage central Gérard Pinter. Lyonnais d’origine, lorsqu’il débarque à Toulouse en 1985 pour jouer son spectacle il tombe doublement amoureux : de sa femme rencontrée sur place et de la ville rose. Il ne quittera plus aucune des deux et le couple ouvre un an plus tard le café-théâtre les 3T. Cette année le lieu bien connu des rigolards toulousains fête ses trente ans et entend poursuivre sa belle ascension.

 

Législatives 2017 : la bataille commence

Les gens sont fatigués, ils ne croient plus aux politiques en place. Quand on voit ressurgir des personnalités politiques comme Copé ou Balkany, c’est à n’y rien comprendre. Il faut dire que les gens qui gagnent le SMIC et voient ces têtes restées en politique en toute impunité alors qu’on les poursuit eux lorsqu’ils oublient de payer un PV, il y a de quoi perdre toute foi en la politique. Aujourd’hui les députés font des lois pour protéger les députés. La Ve république arrive clairement à terme et tout ça me débecte ! Pourquoi irait-on voter pour ces gens-là ? Ce sont juste une bande de crétins mis en place par d’autres crétins. On n’a aucune matière, comment voter pour des gens qui n’ont aucun crédit ? Au PS, ils feraient bien de rester discrets, voire de se cacher… Et ne parlons pas de l’extrême droite, leurs scores sont aberrants, tout cela est pathétique.

 

Le marathon des mots, cru 2016

Toulouse a besoin d’évènements comme ça ! Ce « festival de lectures à voix haute » a souvent été critiqué pour son élitisme, mais ça n’empêche personne d’y aller ? Il a le droit d’exister et doit exister, car cela amène d’autres choses. La culture de haut niveau c’est celle qui inspire tout le reste. À un moment donné, il y a eu trop de propositions culturelles à Toulouse comme ailleurs : y-a-t-il vraiment une place pour tout le monde ? Certains festivals tiennent la route, d’autres non, il faut savoir trier et couper dans la multiplicité de l’offre. Ou bien donner un sens, un thème une identité à chaque manifestation. C’est le cas du marathon des mots. Je le suis de loin chaque année, je regarde qui participe. Une chose est sure ce sont les mots qui sauveront le monde, pas les armes !

 

Le lutteur toulousain n’avait pas fait l’apologie du terrorisme

Dès qu’un barbu arrive, il est mis au pilori. Aujourd’hui que des gens se sentent agressés par quelqu’un qui crie « Allah Akbar » en public et je le comprends…  Les gens ont vraiment peur cela ne fait plus rire du tout. On n’en est plus à la petite provocation, ou la petite blague, des gens sont morts ! On est touchés dans notre chair, plus rien n’est pareil. Les conséquences des attentats sont assez terribles, mais maintenant quand on est une personnalité publique on se doit de peser chaque mot particulièrement pour ce sujet-là. Reste que la raison de toutes ces tensions est un mystère pour moi, je ne comprends pas qu’on me fasse la guerre ou qu’on la fasse à mes enfants : d’un seul coup qu’est-ce que c’est que toute cette haine ? Je suis pour la cohabitation des cultures et des religions, je n’ai rien contre eux et je ne comprends pas ce qu’ils ont contre nous.

 

Villeneuve-Tolosane et Roques : un projet d’école commun

On est là sur le thème de l’ouverture sur le monde, c’est absolument génial de faire un effort ensemble. Je n’ai aucune donnée économico-politique pour savoir ce que cela va entrainer. Mais l’idée est formidable. À une tout autre échelle, mon fils profite de cette ouverture du monde et de la disparition de certaines frontières. Il est en école de commerce avec 20 autres étudiants de nationalités différentes et ils ont des sessions de cours dans d’autres universités aux quatre coins du monde. Ce n’est pas la même échelle, mais l’idée est là : mélange de compétences, d’idées, de cultures. Bref, rester enfermé dans son coin avec de petits budgets et de petites idées n’est pas la meilleure chose à faire. L’heure est à l’ouverture des frontières quelles qu’elles soient, ces deux communes en sont l’exemple, c’est une très bonne initiative et une expérience à suivre bien sûr.

 

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