[En vue] Corinne  Mascala, pionnière de prestige

Corinne Mascala©UT CapitoleProfesseure agrégée de droit privé et sciences criminelles, elle vient d’être élue présidente de l’UT 1 Capitole et devient ainsi la première femme à la tête d’une université toulousaine. Elle succède à Bruno Sire pour un mandat de 4 ans. Une victoire qu’elle décrit comme un « aboutissement », précisant qu’elle « mesure et apprécie les responsabilités » qui lui incombent aujourd’hui. 

 

Néo Toulousaine. Bordelaise d’origine, elle pose ses valises à Toulouse une première fois en 1991 comme maitre de conférences. Après un court passage à Besançon en tant que professeur à l’université de Franche-Comté, elle revient finalement dans la ville rose en 2002, et s’y installe pour de bon. Depuis elle gravit les échelons : « J’ai été élue dans la quasi-totalité des conseils j’ai siégé dans toutes les instances de l’université » : notamment vice-présidente du conseil d’administration et 1ere vice-présidente de l’UT1 entre 2012 et 2016.

Passionnée. « Je ne renonce pas à mon métier, je compte garder un cours malgré mes nouvelles fonctions ». Elle convient que rares sont les présidents qui maintiennent leurs cours, mais demande une articulation des emplois du temps pour pouvoir garder un cours en master : « J’adore l’enseignement, la transmission du savoir, la relation avec les étudiants, et un président doit savoir rester en contact avec ses étudiants ».

Réaliste. La perte de l’Idex est une catastrophe pour elle, mais elle avoue « nous avons soumis un dossier Idex qui avait beaucoup trop varié dans son contenu depuis la labélisation. Nous avons manqué de temps et ne sommes pas allés assez loin dans les actions que nous avions prévu de mener ». Elle souligne que c’est surtout dommageable pour l’image de l’université, mais loin de baisser les bras elle assure que « c’est parti pour la reconquête ! »

Reconnaissante. Lorsqu’on lui demande de se décrire, elle se dit d’abord « femme », car « cela change beaucoup les méthodes de gestion ». Elle dit d’ailleurs que c’est à Bruno Sire qu’il faut rendre grâce, car il a été « le premier homme à imaginer qu’une femme puisse lui succéder ». S’il l’a associée ces dernières années aux dossiers lourds, il garde aujourd’hui une posture de conseiller.

Ambitieuse. Elle se dit « ouverte au dialogue et à la fois ferme : il y a un temps pour parler, un autre pour décider ! ». Elle entend redonner leur place à tous les acteurs de l’université, développer des diplômes bicompétences, valoriser la recherche, rénover le fonctionnement de l’université et renouer avec la région et la métropole autour d’actions communes.

 

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