[Dossier] Toulouse fait-elle trop la fête ? 

TCHIN. Toulouse, ville morte ou ville de débauche ? Le débat sur la vie nocturne semble insoluble. D’un côté, excédés par les nuisances, des riverains multiplient les plaintes. De l’autre, des noctambules revendiquent le droit de se défouler. Sous pression, la mairie sanctionne certains bars. Pourtant, des alternatives pour concilier vie festive et tranquillité existent. Cette semaine, le JT propose de trinquer au vivre ensemble. Et de réconcilier fêtards et pantouflards. 

fête à toulouse
©Dylan.de

Suivant l’exemple de Bordeaux, Toulouse compte réduire les horaires d’ouverture des débits de boissons trop bruyants. Annoncée en novembre dernier, la commission communale de discipline des débits de boissons se réunira pour la première fois le 3 mars. Composée d’élus, de membres de la police municipale et de représentants professionnels, celle-ci convoquera les gérants des établissements qui auront reçu deux procès-verbaux pour trouble à l’ordre public.

Sur les 900 établissements toulousains, une trentaine serait dans le collimateur de la municipalité. Si la médiation échoue, la mairie pourrait prendre un arrêté municipal pour les obliger à fermer «par exemple à 21 h pendant une semaine, puis 15 et 30 jours», selon Olivier Arsac, l’adjoint au maire chargé de la prévention et de la sécurité.

«Le maire considère qu’il y a depuis 10 ans un laxisme dont profite le monde de la nuit. Les terrasses débordent. Les volumes de musique sont trop élevés. Les clients consomment dans la rue. Nous voulons rééquilibrer la vie festive et le respect du repos», affirme ce dernier.

Arrêté anti-alcool, extension à toute la nuit des patrouilles de policiers municipaux, mise en place d’une commission de la vie nocturne, depuis le début du mandat de Jean-Luc Moudenc, les contrôles se sont multipliés pour répondre aux plaintes des riverains du centre-ville. «Nous demandons à la Préfecture de sanctionner les établissements bruyants, mais les procédures sont longues et n’aboutissent pas toujours. Cela créée un sentiment d’impunité», estime Olivier Arsac.

Visé par deux fermetures administratives en 2016, le bar Filochard, près du Pont-Neuf, a vu son affluence diminuer après des mesures prises par son propriétaire. «La tranquillité publique doit-elle sanctionner la fête à Toulouse ? Non ! On peut concilier les deux », considère Adam Shaw, le tenancier. «Je pense que les sanctions ne donnent aucun résultat. Ce qu’il faut, c’est du dialogue.»

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2 COMMENTAIRES SUR [Dossier] Toulouse fait-elle trop la fête ? 

  1. Mistral dit :

    Pantouflards? Plus réducteur, tu meurs. Comme si on ne pouvait qu’être pantouflard quand on ne va pas se saouler et beugler dehors à pas d’heure. Je revendique de sortir et de m’amuser, pas celui de foutre le bordel dans la rue.
    Je ne vais pas aller emmerder le monde sous prétexte de faire la bringue. Je sais me détendre entouré d’amis responsables. Nous nous amusons là où c’est prévu et dans la rue, on se tient comme il faut. Si c’est ça être pantouflards, on ne doit pas parler la même langue.

  2. Mistral dit :

    De toutes façon mairie et bars jouent falso et minimisent une partie du problème qui n’est pas la moindre. A savoir le tapage nocturne par des clients qui déambulent. Rien n’est prévu pour les alpaguer et les sanctionner de façon à ce qu’ils ne recommencent plus. Quand il faut punir, il faut punir.

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