mardi 18 mai 2021

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Actualités Ils font autrement - alternative à l'incarcération

[Dossier] Ils font autrement – alternative à l’incarcération

©oh-berlin

Des prisons ouvertes

En Finlande, des établissements pénitentiaires autorisent les détenus en fin de peine à aller et venir en toute liberté : ils effectuent un travail rémunéré et ont le droit, par exemple, de faire leur course en ville avant de réintégrer le centre pénitentiaire le soir. Ceux qui préfèrent reprendre leurs études universitaires à l’extérieur reçoivent aussi une subvention. En retour, ils doivent payer un loyer à la prison. Un système qui, non seulement coûte moins cher, puisqu’il permet d’économiser le budget alloué au personnel et en dispositif de sécurité, mais qui a aussi fait chuter le taux de récidive d’environ 20%. En France, une prison du même type a été ouverte à Casabianda, en Corse.

Requalifier les peines

À l’inverse de la majeure partie de leurs voisins européens, les Pays-Bas enregistrent une baisse de leur population carcérale et certaines de leurs prisons vont jusqu’à mettre la clé sous la porte. Plusieurs mesures ont permis ce résultat : la justice privilégie les peines courtes et les sanctions financières mais aussi l’attribution de travaux d’intérêt généraux. Les peines de prison fermes sont souvent transformées en assignation à domicile avec port d’un bracelet électronique. Certains centres de détention ont donc été démolis quand d’autres ont été réhabilités pour héberger des demandeurs d’asile ou même transformés en hôtel de luxe.

La libération conditionnelle

Depuis 1998, en Suède, les détenus peuvent sortir de prison après avoir purgé les deux tiers de leur peine. La majorité peut profiter de ce dispositif, seuls sont mis à l’écart ceux qui ne se sont pas bien comportés en prison. Les condamnés à perpétuité sont, eux, autorisés à demander une remise en liberté après dix ans d’incarcération. Une fois le détenu libéré, le service des probations a pour responsabilité de le surveiller mais aussi de lui fournir un programme de traitement en cas de dépendance ou de problèmes de violence. Chaque conseiller d’insertion et de probation suit environ 30 personnes contre 130 en France.

A lire aussi : Surpopulation carcérale : les alternatives à la prison 

A lire aussi : Juger mais pas condamner 

A lire aussi : Le bracelet, le prix de la liberté

A lire aussi : Renforcer les moyens de suivi 

A lire aussi : Des actions pour améliorer les conditions de détention 

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